mercredi 25 janvier 2017

Fin d'année en... Ísland ! (2)

Gott kvöld! (bonsoir)

Je reprends mes petites aventures islandaises. Dans l'article précédent, nous venions juste de passer notre première nuit à Selfoss...

Jour 7 : vendredi 30 décembre
Après un petit-dej au cake mystérieux (les ingrédients écrits en islandais sur le paquet sont restés incompréhensibles), nous reprenons la route. Programme du jour ? Le Cercle d'or
On appelle ainsi le "regroupement" de 3 principales attractions touristiques : Geysir, Gulfoss et le parc national Þingvellir.

En plus de celles-ci, le paysage est en lui-même une attraction. Depuis la voiture, on s'en prend plein les yeux alors même que le soleil n'est pas encore levé. Du coup, quand on voit un panneau "point de vue touristique, parking", on décide de s'arrêter. Voilà comment, par hasard, nous découvrons le célèbre cratère volcanique Kerið aux allures presque extraterrestres dans la neige, avec son petit lac gelé et le point de vue impressionnant qu'il offre sur la vallée illuminée par le soleil levant :

et dire que ce cratère est dans tous les guides mais qu'on aurait pu le rater !


Nous avons eu de la chance qu'il n'y ait pas trop de monde (pas mal de français quand même, c'est fou tous les français qu'on rencontre en vacances !), ce qui a n'a pas été la même histoire quand on est arrivée à Geysir.

Véritable petit village touristique (boutique, resto, hôtel), le site géothermique de Geysir n'en est pas moins magique : par exemple, le geyser Strokkur entre en éruption toutes les 10 minutes environ, sous la salve des "WHOOOOOOOO" des visiteurs qui l'entourent. "Geysir" est le geyser qui a donné son nom au phénomène, et il a pu monter jusqu'à 80 m de hauteur ! (mais il n'est plus trop actif maintenant, snif...)



Un petit tour de voiture plu loin, nous arrivons à Gulfoss, la très impressionnante cascade de 32 m ! (c'est à ce moment-là que nous réalisons que nous avons faim, et nous mangeons nos sandwichs sur le parking entourés de breaks aux roues plus grandes que moi - ce n'est qu'un détail mais j'avais besoin d'en parler).
Bref, nous fendons donc la foule pour atteindre les 2 fabuleux points de vue du site. C'est vraiment très beau et impressionnant, dommage qu'il y ait tout ce monde qui braille autour et qu'il faut éviter dans le cadrage des photos !
Inutile de préciser qu'avec la lumière du soleil qui commence à se coucher, c'est juste MAGNIFAÏK'.



Mais la journée est loin d'être finie ! Nous roulons maintenant vers Þingvellir, le parc national connu entre autres pour abriter les "plaines du Parlement", où s'est tenu le premier Parlement mondial en l'an 930, et pour être l'endroit de la faille entre les plaques américaine et européenne !
Là, il y a déjà beaucoup moins de monde, et on profite des dernières lueurs du jour pour les dernières photos, les jeux dans la neige, la neige, la neige... (vous ai-je dit qu'on a vu de la NEIGE ??)



Et ensuite, vous pensez qu'on est rentrées, manger et pis dodo ? Oh boy, non !
Sur la route entre Þingvellir et Selfoss se trouve une villette (c'est une petite ville) nommée Flúðir. Si nous nous y arrêtons, alors qu'il fait nuit noire avec quelques flocons, c'est parce ce qu'on nous y a recommandé un hotpot naturel, le Secret Lagoon (Gamla Laugin en VO).
[Attention, petit instant magique à venir.]

Il a dû être divertissant de nous voir avancer, petites françaises enneigées, à l'intérieur du bâtiment qui sert de vestiaires et de bar au Secret Lagoon. Alors que nous achetons nos entrées, nous regardons, avec des points d'interrogation plein les pupilles, des gens sortir d'un grand bassin au-dehors et, en maillot, venir tranquillement à l'intérieur commander une boisson. On nous indique les vestiaires pour nous changer, avec douche obligatoire avant de sortir - à l'islandaise, c'est-à-dire à oualpé siouplez !
Lily et moi, qui avions connu le choc de la sortie dans le froid du hotpot du nord, avons un peu craint la sortie de nuit, avec la neige qui tombe en complément. Mais finalement, cela n'a pas été aussi difficile : nous avons très vite rejoint le bassin et AAAAAAaaaaaaaaah BONHEUR !
photo trouvée sur google... street view, héwé
Le sol plein de sable, les rebords en pierre... tout apparait très naturel et, même si nous ne pouvons pas profiter pleinement du paysage à cause de la nuit (de toute façon, comme je suis myope comme une taupe, je me demande bien ce que j'aurais pu voir de jour...), la petite heure que nous passons dans l'eau est absolument fantastique. Après une journée aussi remplie, l'eau à 40°C est relaxante tout comme il faut, et la sensation de la neige sur le haut du corps alors que les jambes sont bien au chaud est TROP COOL.
Quand on lève la tête, les flocons se mélangent aux étoiles, c'est beau.

Je ne regrette pas d'avoir fait le Secret Lagoon et pas le célèbre Blue Lagoon : même si ce dernier offre également des massages et masques pour la peau, tous les islandais à qui on en a parlé ont dit qu'il était toujours surpeuplé de touristes (et en plus il était pas sur notre chemin - mais il est proche de l'aéroport, apparemment c'est ce que les gens font en dernier, juste avant de s'envoler !)

Maintenant que nous sommes bien reposées, nous rentrons à Selfoss et nous nous arrêtons dans un restaurant pas loin de chez nous ; le Tryggvaskáli. Nous nous y délectons d'un repas islandais : soupe de homard en entrée, agneau ou saumon en plat principal, et mousse au chocolat maison (meilleure spécialité internationale). Le tout nous coûte par personne plus de deux mois de courses en France mais c'est quand même Noël, le nouvel an, la fin d'une belle journée... Ça vaut bien de vider son porte-monnaie !

Et là, on pourrait croire que la journée est terminée, nan ? Et bien nan.
Car ce soir, nous avons une mission : trouver une aurore boréale ! Nous reprenons donc la voiture vers 23h30 pour nous éloigner de Selfoss sur la route menant à Hella, petite ville au sud-est de là. À mi-chemin, on bifurque dans un chemin de ferme et on se gare devant l'entrée d'un champs, au milieu de nulle part.
Et là, on attend.

On attend longtemps.
On est dans la voiture, au chaud, et devant nous s'étend la voie lactée. C'est superbe, mais ce n'est pas aurore-boréalement-superbe. Avec Milou, on sort de la voiture et on chante, on danse, on invoque les esprits des Northern lights... Mais rien ne se passe. Le ciel est dégagé, on voit les étoiles comme je les ai peu vues dans ma vie (la dernière fois, vraiment aussi bien ça devait être aux US), mais c'est tout. La condition principale de voir apparaitre une aurore boréale n'est pas remplie : une éruption solaire.

Pas d'aurore boréale ce soir,
mais c'est quand même magique de danser sous les étoiles

On finit donc par repartir et se coucher enfin après cette longue - loooooongue - journée, la tête remplie de merveilleux souvenirs.

Jour 8 : samedi 31 décembre
Mais ce n'est pas parce que nous nous sommes couchées tard que nous nous levons tard ! Au contraire, car aujourd'hui, une nouvelle journée à Reykjavik nous attend !

Et oui, comme nous n'avions pas eu l'occasion de déambuler ensemble dans les rues de la capitale, nous nous sommes programmé des musées et les dernières boutiques souvenirs pour notre dernier jour en Islande !

Nous commençons par le Þjóðminjasafn Ísland, alias le musée national d'Islande. C'est un grand musée un peu excentré où on a appris tout plein de choses sur l'histoire de l'Islande c'était cool ! J'aime toujours autant ce genre de musée, même si on peut y voir quelques défauts (là par exemple, les panneaux qui expliquaient l'histoire étaient un peu redondants l'un à l'autre, et la mise en scène faisait qu'on ne s'y retrouvait pas forcément dans l'ordre chronologique... mais sinon c'était vraiment chouette !

En sortant, nous longeons le lac Tjörnin gelé, entouré de neige et de petites maisons toutes choupinettes.



Ensuite, nous sommes retournées vers Bankastræti, la rue commerçante, qui devient soudain Laugavegur, puis nous arrivons à la station de bus Hlemmur. Mais Hlemmur n'était pas notre destination. En fait, nous n'aurions même pas dû arriver là. C'est que nous sommes passées sans le voir devant le musée phallologique. Oui, de phallus. une grade salle pleine de phallus d'animaux dans du formol... mais aussi de moules d'humains !
Une bonne tranche de rigolade pour un musée insolite et plein d'humour, où j'aurai eu droit à ma photo devant un phallus de rorqual plus grand que moi (on ne dit pas ça tous les jours, avouez-le !)

Ensuite, nous repartons vers Austurstræti pour finir nos cadeaux dans les boutiques souvenirs. Pour ma part, je suis à la recherche de... Harry Potter en islandais ! Et oui, je veux réitérer ma folie irlandaise pour compléter ma collection de "le tome 1 en la langue de tous les pays où j'ai été" (il m'en manque déjà mais chuuut).
(j'arrête ici le suspens : bien sûr que j'ai trouvé. Et bien sûr que je l'ai ramené ! Il se dit "Harry Potter og viskusteinnimm". Wesh.)

Nos emplettes achevées, nous nous rendons compte qu'il est aux alentours de 16h et... nous n'avons pas déjeuné !!! Pourtant, nous nous promenons depuis le début avec nos sandwichs dans le sac à dos. C'est fou comme le temps peut passer vite quand on voyage ! (toute personne connaissant mon estomac sera, sans aucun doute, estomaqué [haha, I had to, sorry. Really sorry.] devant cette tragédie).
Nous nous arrêtons donc au 10-11, supérette où il y a un espace avec des tables, juste derrière les caisses. On grignote debout, au son du "Next Pleaaaaaaaase" désespéré(ment drôle) de l'un des caissiers.

Que faire ensuite ? C'est le soir du 31, tout commence déjà à fermer, quelques bruits de feux d'artifice résonnent déjà dans les quartiers des environs (comme ça a été le cas toute la journée en fait). Nous avons prévu de retourner dîner à Selfoss avant de repartir à la chasse aux étoiles boréales. Mais comme nous venons de manger, pas tellement envie de nous y remettre tout de suite ! L'autre alternative est de nous trouver un pub et de fêter dignement la fin de l'année ! Bon, tous les bars de la rue ont l'air blindés... et on finit par se retrouver au Hard Rock Cafe ! Ambiance garantie, avec la musique qui déchire et les serveurs à fond à fond !

Il est quand même ensuite l'heure de rentrer. Nous faisons "à la maison" une petite pause bien méritée, enchainant les douches et préparant l'angle d'attaque pour ce soir : quelle est la meilleure heure pour voir une aurore boréale ? Où allons-nous nous poser cette fois ?
Alors que Lily vient tout juste de sortir de la douche, notre hôte frappe à la porte de la chambre : "bonsoir, désolé de vous déranger, je me demandais... Vous avez vu l'aurore boréale, là, dehors ?"

Nous avons bondi, hurlé "WHAAAAAAAAT?", remis en quatrième vitesse nos pantalons de skis et gros pulls et courru à la voiture. Pour bien voir l'aurore, il suffit d'aller à seulement environ 5 km, nous a dit notre hôte. On réalise en chemin que nous n'avons rien pris d'autre que nos vêtements chauds et l'appareil photo de Lily : aucun porte-monnaie, aucun papier d'identité ou de permis... L'heure est trop grave pour penser à ce genre de subtilités !

Et puis on quitte la route principale, comme la veille, pour nous garer dans un chemin de ferme. Sauf que, contrairement à la veille, l'aurore boréale est déjà là, qui se forme sous nos yeux.
Je pourrais essayer de décrire mille fois ce spectacle, mais se serait 1000 infidèles fois. Parce qu'il n'y a pas de mot pour décrire la forme verte qui s'étale, qui dans gracieusement... il n'y a pas de mots pour décrire notre état d'excitation incroyable, les essais de Lily pour prendre une belle photo et enfin, la réussite d'une prise ! et les câlins collectifs, et Milou allongée dans la neige, et les cris de joie qui résument tout le voyage à eux seuls, et les feux d'artifice qui, au loin à Selfoss, s'échappent déjà des jardins pour célébrer la nouvelle année...

On reste 1h là, à ne plus sentir le froid, à répéter "putain c'est dingue, putain..." "vous vous rendez compte... wouhaou quoi..." "et vous vous étiez imaginées, qu'un jour on serait là ensemble, au bout du monde, à voir ça ?" (on devient très vite poétique devant une aurore boréale).
Puis elle commence à s'estomper, notre aurore, et nous rentrons.

Photos de Lily ♥

Après tant d'émotion, on pourrait penser que la journée était finie... Mais avez-vous déjà oublié quel jour on était ? Le 31 décembre. Et comment les islandais fêtent le 31 décembre ?
==> Avec encore plus de feux d'artifice !
Il y en avait absolument partout. PARTOUT. À minuit, de tous les jardins à côté, devant, derrière, PARTOUT les familles lançaient des feux d'artifice. C'était absolument grandiose, ça n'arrêtait pas, on en avait juste au-dessus de la tête, au milieu de la route à 5 m devant nous... magique.
Et dans le genre réveillon inoubliable, j'avoue, il va falloir faire des efforts l'année prochaine !


Jour 9 : dimanche 1er janvier
Nous n'avons pas beaucoup dormi (les feux d'artifice ont duré jusqu'à très tard, bien après que nous soyons rentrées nous coucher), mais si on veut rendre la voiture et arriver à temps à la porte d'embarquement...

Evidemment, à l'agence de location, on regarde attentivement la carrosserie de la voiture. Et, très attentivement, on nous demande de payer, bien sûr ! roooh allez, qu'est-ce que c'est 1950 € de plus, quand on s'amuse ? *désespoir infini*

Bon, on finit quand même par s'en sortir, et naturellement tout s'enchaine très vite : les papiers d'embarquements, l'enregistrement, la recherche de toilettes à l'aéroport, la montée dans l'avion, l'attente-parce-que-forcément-on-aura-un-peu-de-retard, le décollage, les nuages, l'arrivée à Paris Oslo.
Ah oui, je vous avais pas dit ? On a eu une correspondance à Oslo ! Du coup, et même si ça n'aura été que 2h à l'aéroport, je peux quand même dire que j'ai mis les pieds en Norvège !

Nous sommes finalement arrivé à Paris en fin de journée, épuisées, dans le froid humide et la tempête.
Et soudain, ça s'est terminé.

Les 3 folles
Notes si vous envisagez un séjour un Islande :
- il y a de la wifi partout. Même dans les bus. Même dans la plus petite des supérettes.
- tout est ultra méga cher, il faut l'accepter et bien se préparer bancairement et psychologiquement pour ne pas se ruiner la périple à toujours tout compter. Je conseille de télécharger une application (cf point précédent) de conversion des monnaies pour avoir un repère : le ticket de caisse grimpe très très vite !
- ne pas hésiter à parler anglais avec les locaux, même en dehors de Reykjavik : ils seront ravis d'échanger avec vous (et en plus ils parlent trop bien !)
- en hiver ou en été, les paysages et activités, tout aussi magiques qu'ils soient, ont l'air d'être très différents ! Je n'ai pas vu l'Islande en été mais ça donne très envie d'y retourner...
- croire aux elfes et aux trolls.  Deux histoires rigolotes pour finir :
  • Dans la ferme dans le Nord, le fermier nous a expliqué pourquoi certaines routes sont si abrupte que, quand on les monte, on ne voit pas ce qu'il y a derrière et on a l'impression qu'on va tomber dans le vide.
    Il y a une quarantaine d'années, une loi est passée comme quoi les pentes ne devaient pas faire plus de 10 %. Or, sous certaines pentes bien plus abruptes vivaient des elfes. Quand les travaux ont commencé pour aménager les routes, les elfes sont montés au créneau, mécontents de voir leur habitat détruit. Les travaux ont dû être arrêtés et le mettre d'oeuvre a signé un pacte avec le roi des elfes : les pentes resteraient aussi abruptes pour que les elfes puissent rester, mais en échange, les elfes devaient protéger quiconque passerait par la route.
    Le fermier a conclu l'histoire par cela : deux ans auparavant, un couple d'amis est venu les voir dans leur ferme, et la femme était enceinte. Malheureusement, il y avait beaucoup de vent et ils ont perdu le contrôle du véhicule, qui est allé s'encastrer contre une paroi. Et bien ni le couple, ni le bébé n'a été blessé, ils sont sortis de là comme si de rien n'était alors que la voiture était bonne pour la casse !
  • Les 13 Trolls de Noël (en anglais the Yules lads, en islandais Jólasveinarnir) sont 13 vieux Trolls qui vivent avec leurs stricts parents et leur chat mangeur d'enfants. À partir du 12 décembre, chacun à leur tour, leur mère les autorise à sortir de leur grotte pour aller visiter les enfants. Ainsi, tous les soirs, les enfants mettent leur chaussure sous la fenêtre : s'ils ont été sages, ils reçoivent un petit cadeau comme une friandise, et s'ils n'ont pas été sages... une patate ! Mais les Trolls peuvent aussi faire des blagues, comme voler les bougies... Ils ont chacun un nom bien connu et des particularités physiques et de caractères... Bref, tout le monde les connait en Islande ! Quand le dernier Troll rentre à la grotte, le 6 janvier, (ils n'avancent pas tous à la même vitesse) leur mère est si contente de les retrouver qu'elle leur prépare un gros repas !


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- Question ultra-existentielle du jour : Combien ça fait en euros ça ?
- Note pseudo-philosophique du moment : TAKK TAKK BLESS BLESS
- Chanson à avoir dans la tête absolument : Garou et Céline Dion - Sous le vent

samedi 7 janvier 2017

Fin d'année en... Ísland ! (1)

Góðan daginn!

Euh... "À mes souhaits", pensez-vous peut-être ?
Mais non ! Vous savez maintenant comment dire "bonjour" en islandais ! :D

Car c'est en Islande que j'ai passé les fêtes de fin d'année, et naturellement, je ne résiste pas à l'envie de TOUT vous raconter...

En rouge, les villes (ou presque) où l'on a dormi

Jour 1 : samedi 24 décembre
Le premier jour va être très rapide à raconter : à peine sorties de l'avion, Lily et moi (Milou est censée arriver quelques jours plus tard) récupérons nos bagages et filons dans un bus-navette qui roule vers le centre de Reykjavik. La femme qui nous a vendu les tickets, très peu aimable, nous a vaguement montré sur une carte où nous devions nous arrêter. Malheureusement, une fois dans le bus, gros doute : avec la nuit noire au-dehors et tout écrit en islandais, pas facile de s'y retrouver ! On demande donc au chauffeur en anglais, et il nous rassure en nous disant qu'il nous dira quand il faut descendre.
Une heure de route plus tard, nous sommes les deux dernières et il s'arrête le long d'une grande avenue pleine de neige (de la VRAIE NEIGE ! NEIGE NEIGE NEIGE !!!). On redemande au chauffeur en lui indiquant notre airbnb et en lui demandant à quel arrêt c'était le plus pratique pour reprendre un bus pour y parvenir. Réponse ? "Ah mais c'est l'arrêt de bus juste après, remontez je vous amène !"

Et voilà comment, en cette soirée de réveillon, nous avons goûté pour la première fois à la gentillesse des islandais !

Jour 2 : dimanche 25 décembre
Nous avons donc dormi dans notre premier airbnb du séjour : dans la première partie de sa maison de quartier, un couple a aménagé une chambre fournie en frigo, évier, avec toilettes de l'autre côté du couloir. Parfait pour avoir notre indépendance tout en vivant dans un lieu authentique !
Au matin du 25 décembre, pas de cadeaux à déballer : nous avons un bus à prendre pour rejoindre le centre de Reykjavik et commencer les visites.

Notez qu'à cette période, le soleil ne se lève pas avant 11h15 environ, il faisait donc encore nuit quand nous avons débarqué sur Lækjargata, l'une des rues principales. Puis nous avons commencé à déambuler un peu au hasard sur la très populaire Bankastræti (rue avec pleins de commerces) avant de tourner vers le port et d'avoir une super vue sur Harpa, le concert hall, et de l'île totalement glacée Engey.
On a un peu longé le port vers l'Ouest, jusqu'à Höfn, la partie "vieux port" dans laquelle les petites cabanes de pêcheurs ont été reconverties en boutiques et restaurants, avant de redescendre et de tomber sur Ingólfur Square, une petite place carrée où une patinoire a été installée pour l'hiver (mais fermée quand on arrive parce que 1- il fait toujours nuit ; 2- on est le matin du 25 décembre).



On s'arrête un instant dans un kebab de la place (oui, un kebab, le jour de Noël, ouiouioui) pour nous réchauffer après le vent glacial du port, manger un bout et trouver de la wifi.
Après la petite collation, nous nous délections du vent et de la neige sur le trajet qui nous amène au

Saga Museum, super musée sur l'histoire de l'Islande et ses sagas : grandes épopées littéraires mélangeant réalité historique et légendes héroïques. On nous donne des audio-guides qui expliquent les scènes présentées devant nous.  C'est assez court mais plutôt fun !

En sortant, une grosse tempête de neige se lève. On file donc se mettre à l'abri à Aurora Reykjavik Northern Light Center, le musée des aurores boréales, où l'on apprend comment elles se forment, quand mieux les observer, etc etc. La visite s'achève sur un film où l'on voit des aurores boréales sous divers payages islandais magnifiques, sous une musique très apaisante : parfait pour une petite pause (et entretenir notre fascination pour le phénomène !)

Nous retournons ensuite dans Bankastræti puis dans sa continuité, Laugavegur, où nous tombons (enfin) sur un magasin de souvenir ouvert et une sorte d'office de tourisme et d'informations. On y "book" notre activité pour demain : balade en chevaux islandais !
Ensuite, étape difficile : trouver un restaurant ouvert et pas cher ! C'est ainsi que nous finissons par manger... indien, le soir du 25 décembre en Islande.



Bilan du premier aperçu de Reykjavik ? Ça a l'air d'être une ville très mignonne et ouverte, à échelle humaine. On a croisé beaucoup de touristes (il n'y a qu'eux pour sortir un 25 décembre) mais les rues n'ont pas l'air de leur être "consacrées". Bref, une capitale de toute beauté !

Jour 3 : lundi 26 décembre
Le lendemain matin, nous filons à la Volcano House, un petit musée qui présente, dans un film d'une heure, les éruptions de Vestmannaeyer (1973) et Eyafjallajökull (2010, prononcez ay-yah-fyat-lah-yoh-kutl).
Les volcans font partie intégrante de la vie des islandais, cela a donc été très intéressant ! En plus il y a une petite expo/boutique libre d'entrée avec plein d'explications et de roches volcaniques à faire rêver les géologues !

Avant notre rendez-vous pour la balade en chevaux, nous retournons à Ingólfur Square pour manger... un hot-dog ! C'est un peu la spécialité du coin, le truc à faire absolument : prendre un hot-dog près du port ! Ensuite, direction la cathédrale, Hallgrímskirkja, en passant par l'autre rue commerçante, Skólavörðustígur (à la fin je vous fais une dictée !).

Si nous nous dirigeons pas là, c'est parce que nous avons rendez-vous avec le mini-bus qui doit nous amener à la ferme des chevaux ! C'est une chose que j'ignorais, mais les chevaux islandais sont vraiment a thing, ici. Cette race est unique au monde et l'île compte beaucoup de ranchs.
Celui où nous allons, Íshestar, est à environ une demi-heure au Sud de Reykjavik, en pleine nature.
Je n'ai malheureusement pas pu prendre de photos pendant que je montais, mais IL FAUT QUE JE VOUS LE DISE, le cheval que l'on m'a attribué était noir avec une trace blanche sur le front... et s'appelait HARRY POTTER !!!
Rien que là, ça commençait bien.

Et puis, pendant la balade en elle-même... Wouha ! Imaginez un paysage tout blanc, parsemé de roches et de collines, quelques sapins autour du ranch, puis plus rien, et un ciel bleu splendide ! Du moins, au début : 10 minutes avant la fin, le vent a commencé à se lever, nous avons eu beaucoup de chance !
(ainsi que mes doigts de pieds de ne pas tomber à cause du froid !)

Jour 4 : mardi 27 décembre
Au matin du quatrième jour, mauvaise nouvelle : nous recevons un message de Milou, coincée à son escale de Copenhague car sa compagnie aérienne ne veut pas prendre le risque d'atterrir à Reykjavik à cause de la méga tempête en cours !

Ici, on doit s'arrêter un instant et réfléchir. Que faire ? Milou était sensée récupérer la voiture à l'aéroportet venir nous chercher avant que nous ne filions vers le Nord.
Nous attendons donc des nouvelles : l'avion décollera-t-il ? En fin de matinée, Milou nous apprend que non : il est carrément reporté au lendemain ! Le temps qu'elle arrive, que nous allions dans le Nord... Notre réservation là-haut sera déjà terminée.

La deuxième possibilité est de récupérer nous-mêmes la voiture : à Reykjavik, nous allons voir à l'agence si on peut, même si c'est Milou qui avait officiellement démarré les papiers. Je n'entrerai pas dans tous les détails mais sachez que VENT + FROID + NEIGE nous ont bien accompagnés dans notre quête (mais nous avons eu l'occasion de passer très rapidement devant Sólfarið, célèbre sculpture de vaisseau viking).
À l'agence, le môssieur très sympa nous confirme qu'il n'y a aucun soucis, par contre la voiture nous attend à l'aéroport, et pas en centre-ville, nous sommes donc bonnes pour reprendre le (très cher) bus-navette !

Mais au final, tout va bien : Milou visite Copenhague et nous roulons vers le Nord sur la nationale 1, la seule route principale qui fait le tour de l'île. Je vous avoue, j'avais décidé de ne pas conduire, n'ayant pas touché à des pédales depuis au moins 3 ans la reprise aurait été sportive. Un grand merci-cœur-cœur à Lily qui a donc pris le volant malgré le verglas et le vent !
La route nous a permis de découvrir d'étonnants paysages, de la montagne enneigée parsemée de cascades aux routes si proches de l'océan que les vagues te chatouillent les roues...



La nuit tombant vite, nous étions heureuses d'arriver dans les environs de Sauðarkrókur, la petite ville portière à côté de laquelle se trouve la ferme-airbnb qui nous accueille. Là, nous quittons la route 1 et entrons dans des routes bien plus petites, bien moins éclairées et... bien plus pentues ! Tellement qu'il nous est arrivé de ne pas vraiment savoir si la route continuait vraiment ou s'il n'y avait pas un précipice de l'autre côté !

En arrivant, nos hôtes nous ont très bien accueilli : un jeune couple avec un bébé possèdent la ferme, et il y avait aussi de la famille à eux, un homme avec ses trois enfants adolescents. Nous avons alors pu constater à quel point tout le monde parle très bien anglais ici !
Ce soir-là, après une petite pensée pour Milou-loin-de-nous, nous n'avons pas fait long feu.

Jour 5 : mercredi 28 décembre
Malheureusement, la tempête fait toujours rage ce matin, et plusieurs possibilités s'offrent de nouveau à nous :
1- reprendre la voiture et aller explorer les environs par nous-mêmes (il y a quelques petites attractions touristiques à l'Est, Nord-Est) ;
2- suivre la famille qui va à Sauðarkrokur profiter de la piscine avec hotpot puis faire quelques courses et rentrer tranquillement à la ferme.

Nous nous décidons pour la seconde option. Les ados et leur père partent en premier, puis nous montons avec le couple et le bébé. Ces derniers ne vont pas à la piscine, ils nous y déposent juste mais, à notre arrivée, les autres sont déjà entrés. Nous voilà donc seules dans les vestiaires et dans le couloir fatidique au bout duquel se trouve la porte battue par le vent qui nous permettra de rejoindre les bains.
Ah oui, avais-je précisé ? la piscine est en extérieur, pour bien profiter de l'eau chaude (40 °C) et des paysages naturels, of course.
Mais pas si of course que ça quand on a vu ce qu'était la tempête dehors, et qu'on doit bien sortir là-dedans en maillot de bain. Quelques "Mais qu'est-ce qu'on fout lààààà ?" et hésitations plus tard, on ouvre enfin la porte.

Photo des hotpots probablement prise
en été pour le site de la piscine
Et ben, au final, on n'a même pas perdus d'orteils ! Entre le hotspot et la porte, il y avait une piscine "normale" de 25 m, dans laquelle nous avons plongé avec hargne, puis parcouru en largeur avant d'en sortir et de courir au hotspot, déjà occupé par la famille qui a bien ri en nous voyant congelées. Ce n'est pas un bain "naturel" comme il peut y en avoir d'autres, mais peu importe ! C'est très relaxant et on a bien ri avec les autres.



Après un bon barbotage fumant, nous accompagnons la petite troupe en courses. Là, nous en profitons pour demander quels sont les aliments "typiques" d'ici. Réponse immédiate : SKYR ! c'est un yaourt islandais très apprécié. Mais aussi, le poisson séché ! Nous décidons de prendre du haddock, et nos amis nous précisent qu'il faut le manger trempé dans... du beurre ! Bon et bien, si il faut... On prend aussi des petites douceurs, Californiu Rúsínur, raisins secs enrobés de chocolat.

En rentrant à la maison, nous goûtons tout ça et... miam-miam-miam (fat-fat-fat) ! Nous passons tout l'après-midi avec nos hôtes, à faire des jeux de société, nourrir les vaches et le petit veau né quelques heures à peine avant notre arrivée, puis le propriétaire nous emmène, en tracteur, nourrir ses chevaux islandais semi-sauvages. Son terrain est tellement grand qu'on met bien 10-15 minutes en tracteur pour arriver au milieu d'une plaine (entourée de montagnes et de rivières glacées). Soudain, on est dépassés par les chevaux au galop, et la magie commence. On s'arrête et on descend là, au milieu d'une trentaine de chevaux, au milieu des montagnes, au milieu de la neige... On ne reste pas longtemps mais ouais, ce moment là est magique.

De retour à la ferme, nous regardons le dvd d'un spectacle d'un célèbre humoriste islandais (en anglais), Bjarni Haukur Thorsson : How to become an icelandic in 60 minutes?
C'était très drôle, je le conseille pour ceux qui sont curieux de la culture islandaise !

Nous avons ensuite cuisiné tous ensemble et mangé, puis, après d'autres petits jeux, il était temps d'aller se coucher.

Mine de rien, nous avons passé, en toute simplicité, l'une des plus belles journée de notre voyage. Nous avons appris plein de choses grâce à ces gens adorables qui nous excellemment accueillis, mille fois takk takk ! (merci en islandais)



Jour 6 : jeudi 29 décembre
Le lendemain, le temps s'est un peu levé et nous traînons un peu la patte : aujourd'hui, nous sommes déjà censées repartir et retrouver (enfin) Milou, mais nous avons le sentiment de quitter de très bons amis.
Après un dernier bisou aux vaches, au chien, et une belle séance photo sous lever de soleil, nous partons.

Nous avons rendez-vous avec Milou à Blönduós, où elle monte en car depuis Reykjavik juste pour le plaisir de redescendre en notre folle compagnie.
(Pour vous situer, il y a quand même bien 3 h entre Blönduós et Reykjavik, à vitesse normale !)

Lily et moi, bien plus près, prenons donc notre temps en nous arrêtant à des jolis points de vue pendant qu'il fait jour, pour prendre des photos.
Même si la tempête s'est levée, il y a encore beaucoup de vent. Aussi, lorsque nous nous arrêtons à l'un de ces fameux points de vue dans les fjords, je ne peux empêcher la portière de partir à la recherche de son indépendance : ayant à peine ouvert, une bourrasque la pousse vers l'extérieur d'une telle force que je la lâche.
BAAAAM !
La portière s'est cogné à 180° contre la carrosserie, mais tout semble dans l'ordre... On prend nos jolies photos et on repart... en nous rendons compte que, quand même, il y a un trou dans la carrosserie ! Cela n'empêche pas la voiture de rouler, ni ne laisse le froid entrer, mais on se doute bien que l'agence de location aura un petit commentaire à ce sujet... Wups!

À Blönduós, nous attendons Milou dans une station de repos. Quand enfin le car arrive, grande est notre joie ! Nous nous faisons un petit hot dog le temps de nous raconter les dernières (més)aventures, puis nous voilà de nouveau sur la route !
(et du coup, on ne s'est plus arrêtées en chemin pour prendre des photos...)

Le soir, nous arrivons à Selfoss, où nous avons loué une chambre dans une guesthouse. Cette petite ville tout proche de Reykjavik nous semble toute mimi et nous rappelle les villes de Provinces canadiennes : grandes maisons avec jardin, grandes rues aérées qui permettent de voir le ciel...
On ne tarde pas à trouver notre logement, et, à l'intérieur, je ne tarde pas à faire tomber du mur un cadre en le poussant avec ma valise dans les escaliers... Bah, Dédé débarque quoi !

Quelques courses, quelques dégustations, quelques jeux plus tard, au dodo !
Le lendemain, le fameux Cercle d'Or nous attend. Mais ça, ce sera pour la seconde partie de l'article. ;)

Vue depuis la ferme, point de vue "de la portière" (ça valait le coup, non ?), road 1

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- Question ultra-existentielle du jour : Comment ça se prononce ça ?
- Note pseudo-philosophique du moment : At the roundabout, take the second exit to... 1!
- Chanson à avoir dans la tête absolument : Pentatonix - Hallelujah

lundi 22 août 2016

España, tercera parte: de Burgos a San Sebastián

Jour 7, mardi 9 août : Burgos

Après un bon petit-déjener, nous voilà, Vava et moi, de retour vers le centre-ville de Burgos. Première étape de la journée de visite : retrouver l'office de tourisme pour récupérer une carte avec tous les musées que nous voulons voir. Grâce à Josu, avec qui nous sommes passés devant la veille, il n'est pas (trop) difficile de le retrouver. Une fois la carte en mains, nous finalisons notre programme :
1- Cathédrale
2- Musée du livre
3- Musée de Burgos

Il y a aussi un musée militaire et un musée de l'évolution humaine apparemment réputé, mais nous devons reprendre le train dans l'après-midi donc il nous faut faire des choix.

Imagine voir ça en te réveillant le matin...
Nous commençons par la cathédrale dont l'intérieur est aussi superbe que l'extérieur. Bien que déjà pleine de touristes, il est très agréable d'y déambuler. À l'entrée (payante por supuesto) on nous donne un audio-guide, que j'ai vite fait d'éteindre : ce n'est pas que c'est inintéressant, au contraire, mais je n'aime pas avoir des trucs dans les oreilles (chacun son truc, hein).
Là aussi, la myriade de têtes d'anges potelés et ailés me donne des sueurs froides. Qui a un jour dit que ces choses là étaient mignonnes ???


Bref, c'est quand même un très bel endroit, encore une fois témoin de l'histoire de l'Espagne et de l'architecture gothique à son apogée.

Pour notre deuxième visite, j'entraîne Vava au Museo del Libro. Assez difficile à trouver (même avec une carte sur laquelle il est indiqué), il est tout petit mais vaux la peine pour ses salles très bien faites sur l'histoire de l'écriture et des supports écrits (j'ai bavé tout du long, en toute objectivité évidemment).

De l'autre côté de la rivière, direction le Museo de Burgos : dans la cour à côté se trouve un tronc d'arbre fossilisé, c'est déjà top ! L'intérieur possède encore un CLOITRE (j'en veux un dans mamaison j'en veux un dans mamaison !!!!) et présente l'art de Burgos et des environs depuis la Préhistoire et l'Antiquité : présence romaine, Moyen Age, Renaissance, époque contemporaine... C'est aussi très intéressant, même si rien n'est vraiment nouveau pour nous. En revanche, tout au long des salles a été installée une exposition de petites sculptures représentant l'histoire d'une vie, c'est très bien fait, voir carrément émouvant à certains moments !

Nous avons été chassées du musée car c'était l'heure de la pause déjeuner. Une fois n'est pas coutume, nous avons décidé de faire des courses rapides au Supermarché du coin et de nous faire de sandwichs. Nous avons donc mangé le long de la rivière, au soleil, sous la pluie, à midi ou..., sur un banc, à regarder les gens.
Tranquillement, nous sommes ensuite remontées chez Josu afin de récupérer nos sacs, dire gracias hasta luego et reprendre le bus en direction de la gare.



Une fois dans la toute petite gare, nous avons bien 1h à attendre mais... MAIS ??? Ce ne serait pas notre prof d'espagnol de lycée là-bas ??? NAAAAAN !!! SI ? MAIS SI !
À peine croyable mais vrai : nous croisons donc LA prof du cours où l'on s'est rencontrées avec Vava, petite séance souvenirs avant de prendre notre train.

Donostia
[Donostia, c'est le nom basque de Saint Sébastien, et je viens de réaliser que c'est moins long à écrire donc je dirai comme ça à partir de maintenant.]
En arrivant à Donostia ce soir-là, il fait déjà bientôt nuit. Pour aller à l'auberge, nous profitons donc de marche le long 1,3km de plage sous le crépuscule, ce qui donne déjà un joli aperçu de la ville.

Jour 8, mercredi 10 août : Donostia
Le lendemain, nous refaisons ses 1,3km en sens inverse : il faut dire que la plupart des choses à voir sont de l'autre côté de la baie, on va en faire de la marche ! Dans une vaine tentative de rester "à la fraîche" nous avons décidé d'entreprendre l'ascension du mont Urgull au matin. Au sommet de ce dernier, que l'on atteint en passant par des petits chemins boisés, se trouve le castillo de la Monta, anciennes fortifications de défense de la ville. C'est tout beau, ya des ruines et des expos, et même une grande statue (presque) comme à Rio !

On redescend le mont en passant devant l'aquarium puis en longeant le port sur la Kaiko Pasealekua (quelqu'un parle-t-il basque) avant d'entrer dans le vieux quartier plein de touristes français pour se trouver à manger.
La spécialité du lieu, ce sont les Pintxos (pine-tchoss), sortes de tapas pour gourmets car ce sont de véritables plats goûtus en toutes petites portions, pour pouvoir en manger plein-plein-plein. Mais il y a beaucoup de monde soudain, et on préfère s'éloigner un peu pour entrer dans un "vrai" resto (et je pends une paella ♥).

L'après-midi, nous continuons notre petit tour de la ville. Celui-ci nous emmène de l'autre côté de la rivière (Urumea Itsasadarra), vers la ville un peu plus moderne et l'autre plage, où s'entraînent les surfeurs. On passe beaucoup de temps à glandouiller le long de la baie, puis dans les rues commerçantes où l'on retrouve Stradivarius, Pull&Bear, Zara... Puis, il est (encore) temps de s'en mettre plein la panse et nous rejoignons "le vieux quartier" et nous installons Constitución Plaza pour goûter aux fameux Pintxos : on prend plusieurs choses et c'est un régal, il y en a pour tous les goûts, MIAM-MIAM-MIAM



Jour 9, jeudi 11 août : Donostia
Le jour suivant, nous entreprenons l'ascension de l'autre mont de l'autre côté de la ville : le mont Igueldo. Là-haut se trouve un parc d'attraction facilement accessible par un funiculaire. Facilement dites-vous ? c'est pourquoi nous décidons plutôt de marcher le long del Faro Ibilbidea, petite route qui tournicote et offre des superbes vues sur la ville, la mer, et le phare du mont Igueldo. Pour entrer dans le parc, il faut quand même payer 2 € mais la vue est imprenable. Pour les enfants, il y a aussi plein de petites attractions qui ont l'air très fun... Bien qu'elles soient toutes payantes (je pense qu'il faut bien préparer son porte-monnaie quand même quand on compte y passer plusieurs heures). Nous y prenons un ptit-déj de 11h bien mérité puis redescendons avec le funiculaire.

Programme du reste de la journée : glandouille ! On repasse à l'auberge enfiler nos maillots eeeeeeet passons plusieurs heures sur la plage de la Concha : sudoku, baignade, sopas de letras, baignade, punto a punto, baignade, siesta... Et l'eau ! L'eau toute claire est superbe, c'est un vrai délice ! En plus il n'y a pas trop de monde, et autour de nous on entend plus parler espagnol que français, ça fait plaisir !

Après une douche et un rhabillage à l'auberge, nous refilons vers le centre : personnellement, je suis en quête d'un "pantalon-léger-éléphant" depuis que, à Ségovie, j'ai craqué sur l'un d'eux devant une boutique où il n'y avait pas ma taille (frustration extrême). Après avoir zieuté tous les magasins depuis deux jours, je ne tarde pas à trouver ce que je veux (bon, faudra faire un ourlet, mais que voulez-vous, c'est l'histoire de ma vie), puis nous partons à la recherche de Pintxos : pour les apprécier au mieux, il faut les manger debout !
Après une bonne dégustation, nous rentrons lentement mais sûrement à l'auberge, avec du mal à croire que c'est déjà la dernière nuit du périple. Et pourtant, on en a fait des choses !



Jour 10, vendredi 10 août : le retour
Et puis il a fallu retourner à la gare. Un dernier adieu à la baie de la Concha, à la plage, à la mer, à l'Espagne... Nous voilà rapidement à Hendaye, puis le train prend du retard et c'est un miracle que j'arrive à avoir mon correspondance. Et puis j'arrive à Tours.
Et voilà, c'est la fin des vacances [musique dramatique].

Bilan
Aaaaaah l'Espagne ! Elle m'avait tellement manquée que je ne pouvais être que ravie de mon séjour. Ravie et soulagée aussi : je peux me débrouiller sans peine en espagnol, je connais de plus en plus d'histoire du pays, je n'ai eu aucun mal à m'habituer aux horaires, à la nourriture... Ah ! par contre, euh... ils sont où les légumes ? Et les fruits ? faut bien chercher pour les trouver ceux-là !
Mais pour des vacances, c'était des retrouvailles parfaites avec le pays ♥



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- Question ultra-existentielle du jour : on a marché combien de kilomètres en tout ?
- Note pseudo-philosophique du moment : si les têtes d'angelots potelés et ailés nous envahissent, je ne réponds plus de rien
- Chanson à avoir dans la tête absolument : La mer - Charles Trenet

samedi 20 août 2016

España, segunda parte : Salamanca, Segovia, Burgos

Saludos!

Je m'étais arrêtée à la gare de Madrid, je reprends à notre arrivée à Salamanca !

Jour 4, samedi 6 août : Salamanque
Nous arrivons dans la matinée, et notre première étape est de trouver l'appartement de nos couchsurfeurs. Première remarque : la gare n'est pas du tout au centre ville. Ça peut paraitre anecdotique comme ça, mais avouez qu'on a plutôt l'habitude d'avoir nos gares dans le centre quand même. Du coup, naïvement, on je pensais qu'on mettrait une vingtaine de minutes pour arriver. Or, après un petit détour imprévu car j'ai mal lu la carte, on ne sonne à leur porte qu'une heure plus tard. Cela nous permet cependant d'avoir une première impression de la calle Zamora et de ses bâtiments rosés. Chez les couchsurfeurs, Alejandro et Sergio, on se sent tout de suite à l'aise : ils nous laissent une carte avec les principales attractions, nous donnent des conseils... et nous donnent rdv à 16h plaza Mayor pour qu'ils nous faire une visite guidée !

Nous commençons donc notre découverte de la ville seules avec la carte, et nous marchons jusqu'au Convento San Esteban, les yeux grands ouverts sur les couleurs vives des rues.
Nous visitons le couvent pour 4 € (peanuts) et c'est une très belle surprise : le cloître est très beau, ils ont même mis des miroirs au sol pour faciliter la vue du plafond et des colonnes ! Il y a un petit musée avec des graaaaands livres de musique religieuse, un très bel orgue... Bref, un truc à voir absolument !

Une rue
La Plaza Mayor
Convento San Esteban

En attendant de retrouver les garçons au rdv sur la Plaza Mayor, nous nous installons pour manger sur une terrasse pleine d'autres touristes, en songeant, d'ailleurs, qu'il y a bien moins de foule qu'à Madrid (et que ça fait méga de bien !)
Après être repues, nous continuons notre chemin en passant devant d'autres beaux édifices de la ville, puis nous retournons Plaza Mayor où nos deux hôtes nous rejoignent. Commence alors une promenade à travers les bâtiments de la plus vieille université encore existante d'Espagne. Nous découvrons la salle d'astrologie avec son superbe plafond peint, tout plein d'autres jolis cloîtres, les murs aux inscriptions des noms de doctorants... Le tout parementé d'anecdotes et de légendes locales : nos guides sont de fins connaisseurs de leur ville ! Nous faisons ensuite un tour dans le parc Huerto de Calixto y Meliba, tout mignon et qui permet une belle vue sur la ville, puis nous montons dans la torre de Villena, à côté de la Cueva de Salamanca et qui offre également une très jolie vue sur la cathédrale (et où nous avons pu nous exercer - sans résultat optimal - au difficile art du selfie dans le vent).
Passage devant la détonante Casa Lis, musée d'art moderne, puis devant le pont romain et la statue de Lazarillo de Tormes (héro de littérature dont l'oeuvre a été écrite par un anonyme et commence à Salamanque).

Tout cela se faisant sous un soleil de plomb, nous en venons tous à la même conclusion : il nous faut de l'eauuu ! Petit tour par une supérette où chacun achète une bouteille d'eau fraîche, puis l'envie nous prend de nous installer dans un bar pour reposer nos petits pieds et boire "pour de vrai". Après nous être installés, un de leur amis arrive et nous passons plusieurs heures à papoter de plein de choses (y compris histoire, culture et philosophie), le tout en espagnol, et ça nous a fait un bien fou !
En rentrant le soir, petite séquence "partage de chansons sur Yout-Yout" puis nous avons rapidement tous sombré dans le sommeil.




Jour 5, dimanche 7 août : de Salamanque à Ségovie
Le jour suivant, nous avons dit au-revoir aux garçons avec l'impression de dire adiós à des potes de longue date ! Avant de quitter Salamanque, nous allons visiter la Iglesia de la Clerecía, en face de la Casa de las Conchas. Encore une jolie église avec un beau cloître, des belles pierres, de grands escaliers et des hautes tours qui offrent une jolie vue.

Un p'tit repas à la Plaza Mayor plus tard, nous revoilà parties à la gare ! Au-revoir Salamanque, ce fut une très belle découverte !



Vous ai-je parlé des trains espagnols ? Les trais espagnols sont trop cool : déjà, ils ne sont pas chers (enfin, pour nous français, avec notre SMIC deux fois plus élevé et l'habitude des prix SNCF), ensuite, tout est très bien contrôlé avec un portique et des gardes à l'entrée des quais et en plus... Ils mettent la télé ! ils passent des films (ya même un tit monsieur qui passe distribuer des écouteurs pour ceux qui n'en n'ont pas), les sièges sont confortables, ya un écran avec la prochaine destination, l'heure et la température dans tous les wagons... Ça donne l'impression d'être vraiment vraiment bien foutu !

Et, soudain, voilà, nous sommes à Ségovie.

Ségovie
Première surprise en sortant de la gare : nous sommes en pleine cambrousse. Genre, devant nous, ya un champ de vaches, à droite et à gauche c'est des montagnes. Euuuh... elle est où la ville ? et bien pour aller en ville, il faut prendre un bus qui nous amène directement devant le fameux Aqueduc de Ségovie. J'étais déjà venue en 2007 avec ma classe de 3e (oh boy... ça fait donc presque 10 ans...) et je me souvenais très bien de cette petite place traversée par l'imposant aqueduc, et ça fait vraiment plaisir à revoir !
Nous avons vite été déposé nos affaires à l'hôtel avant de repartir à la conquête de la ville de noche. Passage par la vielle ville, cathédrale, plaza Mayor, jolies petites rues qui tournent... On tombe même sur un petit concert Plaza Medina del Campo, avant de voir qu'Ale Hop était ouvert.
Bon, là je dois faire une pause et vous expliquer : Ale Hop est un magasin que je ne connaissais pas, mais dont Maéva était déjà fan. Vu l'heure tardive, il était donc impératif d'entrer parce que "c'est-ouf-que-ce-soit-encore-ouvert-!". Ale Hop est un magasin de déco, accessoires, mode (de plage surtout)... Bref, on trouve de tout, du petit carnet avec phrase philosophique jusqu'à la paire de tongs avec des ananas. QUE DU BONHEUR ! Mais, à la moitié du voyage, est-ce bien raisonnable de faire des emplettes ? Non, décidons-nous, il y a un Ale Hop dans toutes les villes, on ira plus tard.

Et donc, nous retournons à nos découvertes : après un petit gazpacho plaza Mayor, nous retournons du côté de l'aqueduc et faisons un petit chemin touristique dans les rues désertes de la nuit, qui nous mène (après avoir croisé chats et chauve-souris ♥) jusqu'à l'Alcazar, le château que nous comptons visiter le lendemain.
Je dois dire que j'ai adoré cette soirée, où l'on s'est parfois crues perdues dans une ville secrète et déserte, entre ces murs sculptés d'une jolie teinte rosée... et des étoiles. On voyait trop bien les étoiles ce soir là, et voir les étoiles, ça a toujours quelque chose de magique.

Aqueduc, plaza Mayor et cathédrale


Jour 6, lundi 8 août : de Ségovie à Burgos

Après une bonne nuit de sommeil, direction l'Alcazar ! À l'hôtel, même si on rend la chambre, ils acceptent de garder nos sacs le temps de notre visite (c'est top!). Cela tombe bien, car on aurait eu bien chaud à monter jusqu'au château ! Celui-ci, construit vers le 12e siècle, à été résidence royale, prison et académie militaire. Dommage, une partie de la façade était en travaux donc on n'a pas pu prendre de jolie photo bien en face, mais bon c'est la vie ! L'Alcazar est néanmoins très sympa à visiter pour qui aime les châteaux et, encore une fois : les jolies vues ! En haut de la tour (152 marches), une grande terrasse offre un beau panorama sur la ville et la campagne alentours.

Après le château, retour vers l'Aqueduc, en passant par le Ale Hop où, finalement, on fait quelques achats (shorts légers, espadrilles et collier en mode 90's pour ma part), on mange un p'tit bout sur la place avant de repartir chercher nos sacs puis de reprendre le bus en sens inverse. Le séjour à Ségovie aura été court mais intense !



Burgos
Vers la fin d'après-midi, nous arrivons à Burgos. Là encore, la gare est à perpèt-les-oies mais le bus qui amène au centre-ville s'arrête tout près de chez notre couchsurfeur du jour. Nous ne tardons donc pas à sonner chez lui, et il propose immédiatement de nous faire faire le tour du centre. Ni une ni deux, nous revoilà parties à marcher ! Josu nous emmène donc par la Avenuda del Cid Campeador, jusqu'à la statue dusdit Cid (pas celui de Corneille, l'autre, le vrai : le personnage historique, eeeeet oui, le ptit Coco s'en est inspiré !), puis par le Paseo Espolón et ses jardins le long de la rivière, pour arriver devant la première attraction touristique : el Arco de Santa María, ancienne porte de la ville dans laquelle il est possible de monter pour... regarder la vue ! Il y a aussi des expos gratuites, c'est très sympa comme lieu d'introduction à la ville.

Et derrière cet Arco... WAZAAAAA l'une des plus belles cathédrales que j'ai jamais vue !! Nous en faisons le tour avec l'idée de visiter l'intérieur le lendemain, puis Josu nous emmène au Mirador del Castillo, point de vue essentiel de la ville, surtout avec la lumière du jour qui descend. Derrière cette esplanade, le "castillo" en question : vieille forteresse du Moyen Age, elle a été occupée par les français pendant la Guerra de la Independecia (1808-1814), qui ont fini par la faire sauter (kikoo, c'est nous ! :D). Il n'en reste donc plus grand chose, mais les ruines sont visitables.



On redescend ensuite vers la plaza Mayor en passant dire bonjour à un perroquet sur un balcon, puis on remonte tranquillement vers chez notre hôte, où le reste de la soirée se passe tranquillou à manger du queso de Burgos avec de la confiture, et du chorizo passé au micro-onde.

La suite ? Au prochain épisode !

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- Question ultra-existentielle du jour : Il fait soudain frisquet, non ?
- Note pseudo-philosophique du moment : Atrévete a vivir tu propia aventura
- Chanson à avoir dans la tête absolument : Massachussetts - Ylvis

jeudi 18 août 2016

España, primera parte : Madrid

Hola hola !

Ce qui me connaissent le savent : l'Espagne a toujours eu une petite place bien particulière dans mon cœur. Et pourtant, cela faisait 6 ans que je n'y avais pas été ! "faisait" ? et oui ! Car cet été, je me suis octroyée une petite dizaine de jours en mode "sac-à-dos-road-trip" avec ma copine de lycée Vava (qui sera ravie de retrouver ce petit surnom ♥)

Allez, j'vous emmène une fois de plus dans mes souvenirs !

Jour 1, mercredi 3 août : de Orly à Madrid
Orlybus, ô joie des départs, serrés contre les sacs, les gens, les rêves, tu nous conduits fidèlement à l'aéroport !
Bon, rien d'exceptionnel jusque là : pour enregistrer les bagages, nous avons évidemment la plus longue file des compagnies aériennes, heureusement qu'on est arrivées très en avance ! Un petit passage au duty free plus tard et nous voilà dans la navette jusqu'au lointain terminal. Le sort s'acharne alors : notre avion aura 1h de retard... Heureusement qu'il y a des jeux gratuits à disposition (et qu'on papote bien) passer le temps !
Enfin, on monte dans l'avion, l'avion décolle, l'avion atterrit... dans un autre pays !

Aaaaaah je respire : Madrid. Depuis le temps !
C'est toujours rigolo, en arrivant comme ça dans une ville, d'appréhender pour la première fois les transports en commun. J'avais déjà pris le métro à Madrid, mais à l'époque je me laissais complètement guider et je n'avais donc pas pris le temps d'observer son fonctionnement.
Premier constat : impossible de payer dans les (très grosses) machines à tickets avec une carte Visa, il faut une Mastercard ! Ouf, Vava en a une, on peut partir à la conquête du centre-ville !

Après quelques changements, nous sortons à l'air libre à Sol, petite place bien connue des touristes et fêtards. Il est déjà 22h, nous n'avons qu'une hâte : trouver notre auberge, déposer nos sacs et partir à l'aventure ! Ce que nous faisons assez rapidement (l'auberge est à deux pas), avant de découvrir la jolie Plaza Santa Ana, les petites rues pleines de vie du quartier, la Plaza Mayor... où, tant qu'à faire les touristes, nous décidons de nous arrêter pour manger à l'espagnole : tard, des tapas (jamóóóóóón), una caña (bière blonde d'environ 35cl) ! Attention, à savoir : l'eau dans les bars/restos, contrairement à la France, est toujours payante car en bouteille, ainsi que le pain. À ce prix là, la caña ça désaltère tout autant, hein...

Une pose naturelle pour la Plaza Mayor

Jour 2, jeudi 4 août
Le lendemain, après une nuit pas franchement reposante (allers et retours bruyants et incessants de nos 10 camarades de dortoir), nous sommes au taquet pour notre première visite culturelle : le Prado !
Le musée ouvrant à 10h, nous y sommes peu après l'ouverture mais la queue est déjà longue pour y entrer. Qu'à cela ne tienne, on est motivées ! Le prix d'entrée, en revanche, nous démoralise complètement (16 €, quand on pense qu'on va au Louvre gratuitement...). Bon, au final, impossible d'être déçues tant le musée regorge de petits trésors. Malheureusement, les photos ne sont pas autorisées (ai-je dit "malheureusement" ? Heureusement plutôt ! je serais encore en train de les trier sinon !). Pour la petite anecdote, sachez juste que je m'y suis découvert une angoisse pour les angelots potelés.

Nous sommes quand même restées environ 4h au musée. Nous avons ensuite longé le parc du Retiro jusqu'à la Biblioteca Nacional de España. Avant d'y entrer, nous nous sommes quand même arrêtées manger un bout, et j'ai eu le plaisir de retrouver le granizado limón, granité de citron - oui je sais on en a en France aussi, MAIS C'EST PAS PAREIL, OK ? Je note qu'ils en font aussi au goût café : à tester plus tard.

À la BNE, plusieurs petites expo m'enchantent, notamment sur l'histoire du livre et de l'écriture, d'un collectionneur d'estampe, d'au auteur nobellisé... Je suis ravie-ravie !

Plaza Santa Ana
Museo del Prado
Ayuntamiento de Madrid

Pour rejoindre le centre, nous passons cette fois à l'intérieur du Retiro, où l'on croise touristes, familles, chasseurs de Pokémon... sous un soleil éclatant ! Après quelques tentatives désespérées de selfies avec les canards, on découvre aussi le Palacio de Cristal, magnifique dans cette lumière de fin d'après-midi.
C'est vraiment un très beau parc, je suis toujours sous le charme (Retiro : 1 - Jardin du Luxembourg : 0).



Histoire de faire une pause, nous retournons à l'auberge une petite heure avant de repartir à la conquête de Madrid-de-noche : nous dînons (encore des tapas, dont une très bonne omelette de patates) dans une petite ruelle derrière la Plaza Mayor avec un serveur qui parlait très bien français, puis nous nous aventurons jusqu'au Palais royal pour le voir de nuit et avoir la place devant pour nous (quasiment) toutes seules.

Jour 3, vendredi 4 août
La deuxième nuit à l'auberge est aussi agitée que la précédente mais, toujours aussi motivées, nous nous levons avec une motivation sans égal. Programme de la journée : visite de monastères !
Cela peut sembler incongru, mais ils sont dans le Guide de Routard et font partie intégrante de l'histoire de la ville et de la royauté espagnole.
Les visites sont guidées, à des horaires précis. Bien qu'arrivées relativement tôt dans la matinée, notre visite du premier monastère n'est planifiée que 2h plus tard, ce qui nous laisse le temps de retourner au Palacio Real en passant par l'opéra et la Plaza de Oriente. On en profite pour glandouiller dans les Jardines de Sabatini avant de faire un tit tour à l'intérieur de la Catedral de la Almudena.

Monasterio de las Descalzas Reales
Opera
Palacio Real (vu des jardins Sabatini)

Vient l'heure de la visite : nous commençons par le Monasterio de las Descalzas Reales. Fondé en 1539 par la sœur du roi Felipe II, il fut palais avant d'être couvent puis monastère. Ici non plus, pas de photos, et c'est dommage car  il s'y trouve l'un des plus beaux escaliers avec trompe-l’œil que j'ai vu, ainsi que de très vieilles et grandes tapisseries très impressionnantes (et plein d’œuvres religieuses avec des angelots potelés, brrrrr).

La visite du second monastère (en billets couplés) n'est que plus tard dans l'après-midi : cela nous laisse le temps de nous trouver à manger dans la très sympa calle de Arenal, puis de remonter par la (très ensoleillée) calle de Baílen jusqu'au temple de Debod. Gné ? Ce temple, lieu déjà très prisé dans mon enfance quand je venais voir la famille ici, est la reconstruction d'un temple Égyptien offert à l'Espagne dans les années 60. En plus de cadrer parfaitement avec le paysage (et la chaleur), il se trouve sur une petite colline de laquelle on a une très belle vue sur le Palacio Real et l'ouest de la ville (il y a aussi un grand parc mais on n'a pas eu le temps de le faire).

En redescendant, nous passons par la Plaza de España avant de rejoindre le second monastère, le Real Monasterio de la Encarnación. Il faut alors savoir deux choses : à 16h, il faisait encore mééééga chaud. J'avais envie de pisser, et j'avais très mal aux pieds. La visite était à 17h mais on a donc choisi de rester attendre 1h dans le hall d'entrée, "au frais" et assises.

Templo de Debod
Vue du Palais
Real Monasterio de la Encarnación

Ce monastère là a été fondé par la femme du roi Felipe III au début du XVIIe siècle et possède une très impressionnante salle de reliques, avec, du sol au plafond doré, des petits bouts d'os ayant apparemment appartenus à des saints (miam !). Bref, un autre très bel exemple architectural et artistique, pour ses nombreux tableaux de rois, son église, et son histoire.

Et beh, ça fait beaucoup de trucs religieux en anciens tout ça ! Pour équilibrer, nous prenons le métro pour nous rendre au sud du Retiro : direction le Museo de la Reina Sofía, gratuit à partir de 19h ! (ça c'est pour toi, Prado !). À l'intérieur du bâtiment qui n'est pas sans rappeler l'ambiance du centre Pompidou, on s'en prend plein la vue : Miró, Dalí... et un certain Picasso. On reste longtemps devant Guernica, remarquant à chaque coup d’œil un nouveau détail. (on a beau dire, il est ouf quand même ce tableau !)



Après un passage éclair dans la boutique, retour à l'auberge pour une petite pause et une douche des pieds bien méritée, avant de resortir pour notre dernière soirée à Madrid. Pour changer, nous traversons la Gran Vía et trouvons un bar-restau sur la Plaza de Vásquez de Mella, où je déguste mon premier Gazpacho du séjour.

Le lendemain, on se réveille alors que les derniers fêtards rentrent au dortoir (à 7h du matin), on remballe les affaires et on prend la direction de la gare de Charmartín. Prochaine étape ? Salamanca !

Petit Bilan Madrid : on a marché. Beauuuuucoup marché. On a eu chaud, on n'a pas beaucoup dormi, j'ai rarement autant usé mon éventail (et vu tellement d'autres personnes en faire autant - y compris les guides dans les monastères), on a déjà de beaux souvenirs, on a ri, on a chanté... et wahouuu, quel bien de parler espagnol en voyage, de retrouver son architecture, son rythme de vie ! Hâte de voir ce que la suite nous réserve...

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- Question ultra-existentielle du jour : C'est quoi le bonheur ?
- Note pseudo-philosophique du moment : Puisque caña est moins chère que agua, de caña on s'abreuvera !
- Chanson à avoir dans la tête absolument : Ande ande ande (la Marimorena) - Villancico de Navidad