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dimanche 9 mars 2014

Köln Alaaf, Grillteller ! Ich bin die nacht, Ich spreche kein Deutsch !

Hallo !

Vous rendez-vous compte : même pas 6 mois ont passé et je suis déjà retournée en Allemagne... Comme quoi c'est facile de voyager, faut juste se bouger le c.... ! :D

Alors alors, reprenons depuis le début. Du 27 février au 4 mars, c'était le Karneval à Köln (prononcez "keuln" = Cologne). Or, depuis l'année dernière, on se disait avec les gens de Montréal : rdv au Carnaval de Cologne ! Le temps a sprinté eeeeeet nous voilà en période de Carnaval.
Je suis donc partie du dimanche au mercredi, voilà mon récit : (oui, juste pour la rime)

Jour 1: Dimanche 2 mars 2014

 Je pars de la gare de St-Pierre de bon matin et évidemment... nous avons 15-20min de retard (Vive la SNCF !). Ce n'est pas point grave, pensai-je, j'ai trois heures à glandouiller à Paris avant ma correspondance.
Arrivée à Montparnasse, je ne prends pas le métro tout de suite en direction gare du Nord parce que je voudrais trouver quelque chose à ramener à Sabi', qui va m'héberger pour le séjour. Je me suis dit que, à Paris, un dimanche matin, il y aura forcément des trucs ouverts.... Et bien figurez-vous que non : en plein milieu du quartier Montparnasse, tout est fermé le dimanche matin, c'est assez affolant. On n'a pas le droit de manger ce jour-là ? M'enfin bref, après avoir fait tous les Points Relais de la gare, je trouve enfin ce que je veux et peux prendre le métro pour aller en gare du Nord (d'ailleurs je n'ai pas vraiment payé puisque mon ticket n'a pas marché, mais un homme pressé m'a poussé devant lui et j'ai pu entrer grâce à SON ticket... mais chuuuuuut).
Évidemment, à mi-chemin, on s'arrête : "nous sommes désolés de cet arrêt, patati patata, pour une durée indéterminée, blablabla." Normal, ça tombe toujours sur moi. 
Heureusement, j'avais prévu large et quand j'arrive gare du Nord, j'ai même le temps de prendre un café (assez dégueu) avant que le quai de mon Thalys ne soit annoncé. C'est la première fois que je prenais un Thalys, c'était assez fun ! Ils font toutes les annonces en français, néerlandais, allemand et anglais, je trouve ça toujours drôle.
M'enfin, évidemment ma malchance légendaire m'a accompagné jusque là puisque soudain... le train s'arrête : "nous sommes désolés de cet arrêt, patati patata, pour une durée estimée de vingt minutes, blablabla." Nan mais, lolilol quoi. Trois transports en commun, trois retards... Je tiens une bonne moyenne.
Et puis, après trois heures à apprendre quelques mots d'allemand et à manger des M&M's (ça c'est la bouffe de voyage, en fait j'en mange jamais sinon!), j'arrive en gare de Cologne. Oh surprise, en descendant du wagon, juste devant moi... qui vois-je ? Mes amiiiiiiiiiiiiis ! :D Et déjà tous déguisés : deux Batman, une abeille et une fleur sont là juste pour moi !
Je ne tarde pas à m'apercevoir que la plupart des gens, en effet, et quelque soit l'âge, sont déguisés. Et ouais, c'est du sérieux le Carnaval à Cologne !
Après les retrouvailles, on part chez Sabi' pour que je pose mes affaires. On en profite pour manger (oui, il est à peine 16h mais on mange déjà le repas du soir... Après tout, quitte à être décalé, hein...). Puis c'est à mon tour d'enfiler mon costume... pour enchaîner avec de superbes séances photos sur le thème Batman&Robin ! Et ouiiii, je me suis déguisée en Robin : toutes ces couleurs, ça me va bien !




Ensuite, direction le centre-ville, et plus particulièrement le quartier étudiant où c'est la grosse fiesta. Et encore, on est dimanche : mes amis me disent que c'était encore pire le samedi soir. Et pourtant je trouve ça déjà pas mal impressionnant : pas âme qui vive qui ne soit déguisée ! Vieux, jeunes, très jeunes, moins vieux : tout le monde chante en chœur les chansons du Karneval en l'honneur de la ville, danse et boit de la bière. C'est particulièrement fun dans le métro. Nous rejoignons un autre ami de Montréal, déguisé en Napoléon, puis nous entrons dans un bar où toutes les tables ont été enlevées pour pouvoir danser. J'ai perdu toute notion du temps mais j'ai pas mal observé les gens et c'est vraiment quelque chose de voir :

- Un vampire se faire embrasser langoureusement par un ours blanc
- Sherlock Homes danser collé-serré avec une piratesse (oui oui, on dit comme ça)
- Un minion de deux mètres boire une bière tranquilou
- etc etc.

Si je devais faire une liste de tout ce que j'ai vu, on en serait encore là la semaine prochaine.
En tout cas, après avoir bien dansé, l'abeille et la fleur nous ont quitté et nous sommes allés dans un autre bar, surtout pour pouvoir se poser (et faire pipi). Une bière et une vingtaine de chansons de Carnaval plus tard, nous décidons de rentrer : demain, une autre longue journée nous attend !

Jour 2 : Lundi 3 mars

Réveil à 9h ce matin. Après un copieux petit déj allemand (la mortadelle et les poivrons dès le matin, c'est trop l'fun!), nous partons rejoindre les autres dans le centre-ville, où il faut trouver une place stratégique pour assister au défilé. Cette fois, les gens non-déguisés que nous croisons se comptent sur les doigts de la main et se sont eux que les gens "regardent croche" (oh expression québécoise, ça faisait longtemps ! <3). Avec Céci', nos capes virevoltent au vent et c'est trop bien comme sensation.
On arrive à se placer assez bien pour le défilé et... ça commence (tout) doucement. Ambiance de folie dès les premiers chars, et pour cause : le but du jeu est de récupérer autant de "Kamelle" (prononcez "kaméleu" = bonbons) et de Strüssche ("schtroussieu", bouquet de fleur dans le dialecte urbain) que possible. Malheureusement ils en donnent surtout aux enfants, alors il faut crier et tendre la main pour en avoir. Parfois, ils les balancent du haut des chars et il faut prendre le réflexe de se protéger la tête : j'ai souvent failli me faire assommer par des boîtes de chocolat !
Et puis, les autres commencent à avoir froid (pas moi parce que Robin n'a jamais froid!) alors on sort de la foule avec l'idée d'aller se poser quelque part au chaud pour manger. Il serait temps : il est 15h passées !





Avant de trouver ledit endroit, on déambule longtemps dans les rues car, à cause du défilé, de nombreuses rues sont bloquées. On finit par entrer dans un Fish&Chips, où tous les clients, bien sûr, sont déguisés. On prend quand même le temps de bien manger mais le défilé n'est toujours pas fini quand on sort. On retourne donc s'installer en poussant 2-3 gamins sur le côté pour avoir de bonnes places et assister à la fin. Crier à fini par payer : Céci et moi avons chacune eu une fleur et il a tellement plut de Kamelle sur nos têtes que nous en avons récupéré un bon sac.
Le défilé achevé, nous marchons encore à travers les rues de la ville : je ne l'ai pas encore visité et JE VEUX voir la cathédrale. On marche le long du Rhin, on passe devant "le gros St Martin" et puis... Imposante, noire, gothique, deux fois plus large et haute que celle de Trous Tours... The Cathédrale of Cologne.
J'avoue que c'est assez impressionnant, surtout avec l'ambiance Karneval : couleurs à foison, musique, morceaux de verres et confettis par terre...c'est un sacré décor !



Comme on commence tous à être assez fatigués, on cherche un endroit pour s’asseoir. Napoléon nous quitte et nous entrons dans un Dunkin Donuts (wazaaaaaa, ils ont ça en Allemagne!! Oh et ils ont plein de Starbucks avec des prix TELLEMENT moins chers qu'en France!!! suis trop jalouse!). On prend donc notre goûter en début de soirée : Chaï Tea et donuts (très) colorés.
Après cette petite pause, nous retournons dans la rue, qui, efficacité allemande (à rajouter dans la liste des LDCAVPLF - Liste Des Clichés Allemands Vus Par Les Français), ont déjà été bien nettoyées. Il fait nuit mais il y a encore beaucoup de monde et de musique. Ainsi, on croise deux "bonnes sœurs" qui se font des passes avec une canette vide de Früh (une bière locale), on participe à une chenille et on chante, encore et toujours, les chansons du Carnaval qui restent dans la tête (cherchez donc sur yout-yout si ça vous amuse).
De retour dans le tro-mé, on rentre chez Sabi après avoir dit Tscüss à Miri et Max qui doivent repartir le lendemain matin très tôt. Qui sait quand nous nous reverrons ?
En rentrant, on sort quelques jeux de société le temps de faire cuire le repas, les filles font pleuvoir le sac de Kamelle sur moi et on papote dur en mangeant, jusqu'à ce que le sommeil nous prenne.

Jour 3 : Mardi 4 mars

Ce matin à la radio, nous apprenons que le défilé de la veille a réuni environ 2.000.000 de personnes... c'est pas rien quand on sait que Cologne est une ville d'environ 1.000.000 d'habitants, et que la plupart fuient hors de la ville au moment du Carnaval !
Céci doit partir en début d'aprem alors nous faisons quelques courses dans la matinée. Nous allons notamment dans un "dm", magasin qui me rappelle avec une pointe de nostalgie les Jean Coutu... avec des produits cosmétiques VRAIMENT pas cher par rapport à la France. Autant dire qu'avec Céci, on se fait plaiz'. Nous allons ensuite dans un magasin plus "classique" pour acheter à manger. C'est toujours drôle de faire les courses dans un pays étranger, on découvre d'autres emballages, d'autres produits... Parmi mes découvertes : le Kinder Happy Hippo (je n'en ai pas acheté mais la boîte est très drôle), les Knödel (sortes de patates à faire à l'eau, apparemment typique de là-bas, que je n'ai pas encore essayé mais ça ne saurait tarder) et c'est avec un étonnant plaisir que j'ai retrouvé... des Jell-o ! Vous vous souvenez, ce truc coloré et gluant que j'avais fait à Montréal ? Et ben je vais pouvoir en refaire en France ! :D

Dans les rues, on voit quand même beaucoup moins de gens déguisés, même si un chevalier était devant nous au distributeur de billets.
On rentre, on mange, on papote... et c'est déjà l'heure de dire au revoir à Céci. Comme le temps passe vite !
Avec Sabi, on passe ensuite un petit moment à relire ses fiches de français pour corriger les éventuelles fautes de grammaire, puis nous partons à la découverte de la ville. En effet, il y a, de l'autre côté du fleuve, le "Triangle", une tour avec vue panoramique à son sommet. Heureusement, il ne pleut pas, je dirais même qu'il fait beau, c'était super joli tout là-haut !



Au pied de la tour, nous empruntons un pont couvert de cadenas scellant des amours de toujours... (c'est-ti pas beautiful ça ?) Et puis nous nous retrouvons de nouveau derrière la cathédrale, devant l'opéra-où-les-soirs-de-représentation-la-place-est-barrée-parce-que-si-on-marche-dessus-nos-pas-s'entendent-dans-la-salle. Dans ce coin, il y a l'air d'avoir de chouettes musées... Mais on n'a pas le temps, ce sera pour une prochaine fois !
La place devant la cathédrale semble déserte par rapport à la veille... Et on entre dans l'édifice. L'intérieur est très beau, avec de très vieux vitraux comme des modernes ! Il y a aussi des "dalles-mosaïques" représentant un chevalier et quatre statues mystérieuses qui portent des bouts de bâtiment. Sabi m'explique qu'il y a aussi des reliques des Rois Mages quelque part, mais certaines parties sont fermées et on ne peut pas les voir. Tant pis !
On se promène encore dans les rues, entre les églises et les brasseries, et on trouve la vieille mairie (et l'actuelle, parce que c'est toujours bien de savoir où se trouve la mairie dans sa ville, n'est-ce pas ?).
Il est près de 19h quand nous nous approchons du quartier étudiant, où doit avoir lieu dans la soirée la cérémonie du bûcher des "nubbles" (= les bonhommes Carnaval), qui clôt la fiesta. Mais en fait, il est bien trop tôt alors nous nous installons dans un bar-resto pour manger (et passer le temps). Un cocktail à 3,90, franchement, que rêver de mieux ? Pour manger, on hésite avec tellement de choses qu'on décide de prendre deux plats différents et de faire moit-moit'. Sabi prend donc la spécialité du jour à base de cerf (!) et de pâtes typiques d'Allemagne du Sud, et je prends un burger bacon-oeuf sur le plat (moi, nostalgique des petits-déj nord-américains ? noooooooooooon jamaiiiiiiiiiiiis).
Les deux étaient vraiment très très bons mais j'avoue que je n'ai pas réussi à finir tant les assiettes étaient énormes... Ma réputation de grosse morfale en prend un coup !
En sortant du resto, il est toujours trop tôt pour le bûcher, alors Sabi' m'emmène faire un tour du côté de l'Université. C'est quand même sympa les campus, dommage qu'on soit tous éparpillés aux quatre coins de la ville à Tours.
Malheureusement, on n'a toujours pas perdu assez de temps, alors on reprend le métro et on retourne sur la rive Est du Rhin pour prendre des photos de la cathédrale et de la berge de nuit. C'est super jouli !

Puis dans le centre, on s'arrête pour voir deux tourelles de l'ancienne fortification de la ville au Moyen Age et enfin... C'est l'heure.
De retour dans le quartier étudiant, les déguisements ont réapparu (on avait nos capes et masques dans nos sacs et on a pu les resortir).
Au milieu d'une rue, on rejoint la foule qui entoure un petit cercle de barrières. On arrive à se faufiler juste devant l'une d'elles. Au centre se trouvent un escabeau et une grande cage perchée sur pilotis, ainsi que trois agents de sécurité (dont l'un est déguisé en Obélix). Combien de temps on patiente là ? Au moins une heure je dirais, mais ça passe vite : il ne fait pas froid, on papote en regardant les costumes et les gens aux fenêtres des bâtiments alentours, et on fait même la connaissance d'une française qui est venue, seule, pour fêter le Carnaval !
Et puis ça commence à s'agiter : derrière nous, un homme avec un micro, le "prêtre" annonce l'arrive des Nubbles. Qui sont-ils au fait ? Ceux sont les 13 bonhommes créés par les bars du quartiers sur qui on rejette toutes les fautes commises pendant la durée du Carnaval (et bien plus). On assiste donc à leur procès. Ils arrivent, tenus en l'air par des gens des bars avec des torches et tout le monde les hue quand ils entrent dans le cercle. Sur l'escabeau, un homme (qui m'a beaucoup rappelé Frank Dubosc dans sa manière de se tenir, ce qui est assez perturbant) prend les Nubbles et les jette dans la cage. Quand ils y sont tous et que tout le monde a bien cré "mort au Nubble ! mort au Nubble !", les gens des bars allument un feu dans la cage avec leurs torches et tout le monde regarde les Nubbles brûler en chantant et en se prenant joyeusement par les bras. Quand il n'y a plus de chansons, le "prêtre" annonce qu'il est temps de retourner dans les bars et la foule se dissout.
Je n'ai sûrement pas su retranscrire cette ambiance si spéciale mais croyez-moi, c'était vraiment fun ! C'est dommage que je n'aie pas tout compris à ce qui se disait pendant le "procès" parce que Sabi m'a dit que c'était vraiment drôle, ils font vraiment porter le chapeau au pauvre Nubble pour tout et n'importe quoi.
Et voilà que, officiellement, se termine Karneval 2014.


Allez, une dernière photo pour la route !


Jour 4 : Mercredi 5 mars

 Le lendemain, on apprend sur Internet qu'on était environ 5000 dans cette petite rue... Pas mal, non ?
On a à peine le temps de se préparer et de papoter un peu que, déjà, l'heure est venue pour moi de repartir. Bilan de l'expérience Karneval ? Beaucoup de joie, de couleurs et de maux de pieds (quelle idée de porter des talons aussi!) ! Comme toujours, ça m'a fait super plaisir de revoir les gens de Montréal, et j'espère que ça ne s'arrêtera pas là ! En plus, Cologne est une très jolie ville, avec ou sans Carnaval : j'ai pu quand même en profiter un peu, et j'suis bien contente ! =)
Midi : Sabi' m'accompagne à la gare et je grimpe dans le Thalys du retour.

Et ben, vous savez quoi ? Lui aussi a eu du retard.
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- Question ultra-existentielle du jour : Pourquoi c'est toujours aux enfants qu'on donne des fleurs ???
- Note pseudo-philosophique du moment : C'est trop cool de porter une cape !
- Chanson à avoir dans la tête absolument : générique de Maya L'Abeille (en français ou en allemand selon votre préférence ;) )

lundi 2 décembre 2013

Rhabarberbarbarabarbarbarenbartbarbierbierbarbärbel ! (à répéter le plus vite possible!)

Guten Tag tout le monde !

Grande nouvelle : je viens de passer trois jours en Allemagne pour visiter ma copine de Montréal Miriam, en compagnie de deux autres copines : Paloma et Anna !
C'était super cool évidemment, de nous revoir après tout ce temps, et de découvrir ce pays (je n'y étais jamais allée) où je ne parle pas un mot ! C'est très intéressant comme exercice de se retrouver dans un environnement sans repères linguistiques...
Mais que j'vous raconte un peu !

Jour 1 : vendredi

Levée sans réveil, avec le soleil... Sans réveil ? oooh si, il y a eu besoin du réveil, à 5h très exactement car notre train, à Anna et moi, part à... 6h20 ! Avec le soleil ? Et non, le soleil s'est levé pendant notre trajet pour Paris, bien 3h après notre réveil...
Et si nous partons si tôt, c'est que l'Allemagne, c'est - quand même - pas la porte à côté ! Après avoir retrouvé Paloma à la gare de l'Est, c'est encore 3h de TGV qui nous attendent pour aller à Mannheim (Germany, Europe, Earth, Solar System, Universe). Lorsque le train s'arrête enfin, nous retrouvons Miriam avec joie puis nous la suivons dans une navette pour Heidelberg, la ville où elle habite. L'aventure commence alors vraiment !

En sortant de la gare, la première chose que nous voyons est une mare - que dis-je ! une mer ! un océan ! - de vélos garés. Les allemands kiffent les vélos, ya pas de doutes !
En nous dirigeant vers l'arrêt de bus, nous ne tardons pas à rayer un premier cliché de la LDCAVPLF (Liste Des Clichés Allemands Vus Par Les Français) : les allemands piétons respectent les feux rouges. FAUX, ARCHI-FAUX ! Tout le monde traverse au rouge, à condition bien sûr qu'il n'y ait pas de voitures (ils sont pas fous ces allemands !).

Pour aller chez Miriam sur le campus, nous avons dû prendre le bus. Tout à fait banal, me direz-vous. Oui mais non ! Nous avons payé notre ticket dans une petite borne à l'arrêt du bus et nous sommes rentrées devant le chauffeur pendant que Miriam rentrait chez elle en vélo. Nous n'avons absolument pas compris pourquoi nos tickets ne passaient pas dans la petite machine mais nous nous sommes vite rendues compte que :
1. Les gens pouvaient rentrer par n'importe quelle porte du bus.
2. Personne ne semblait utiliser les petites bornes pour "poinçonner" son ticket
En fait, après avoir posé la question plus tard, il s'avère que, comme la plupart des gens ont un abonnement, ce n'est pas la peine de faire valider son pass' à chaque fois. Même nous qui avions pris des tickets "à la journée", nous n'avions à le faire valider qu'une seule fois. Étrange système, n'est-ce pas ?


Petite carte pour vous situer Heidelberg, océan de vélos devant la gare,
et une statue de cheval, parce que c'est cool les statues !


Après avoir déposé nos affaires dans le petit appartement de Miriam, nous voilà de retour dans le bus direction : la vieille ville !
Première impression de Heidelberg ? C'est super méga cute ! Les maisons sont blanches ou avec des couleurs et hautes d'environ quatre étages, avec des toits rouges ! Certaines ont des petits pans de façade en colombage, des balcons sculptés... Très sympa, vous dis-je.
Miriam nous a emmené vers une cafèt universitaire super-stylée-de-la-mort-qui-tue, dans un vieux bâtiment en grès rouge et à la forme d'une grande église. Le principe de cette cafèt', c'est de pouvoir remplir son assiette autant qu'on le veut avec le buffet à volonté, et de payer selon le prix de l'assiette ! C'était très bon (j'avoue : je me suis gavée de frites, mais c'était de très bonnes frites !), et le bâtiment est très sympa, tant de l'extérieur, datant du XIV° siècle (merci wiki), que de l'intérieur avec des petites mezzanines.

Ensuite, histoire de digérer un peu, nous sommes parties à la conquête du château (= schloss, et oui, j'ai même appris des mots!) de Heidelberg. Fondé au XIII° siècle (merci wiki, 2) en hauteur sur les collines qui surplombent la ville, y monter nous a permis de nous balader un peu dans les rues et d'avoir un aperçu du Marché de Noël. Après quelques pauses photo, nous voilà donc dans la cour du château. Et je dois dire, je n'avais rien vu de tel ! J'ai beaucoup aimé le côté gothique-mystérieux-romantique qui s'en dégageait, ainsi que le mélange des parties en ruine et celles encore débout. A voir absolument donc !
Petit plus dans le château : notre billet incluait l'entrée au musée allemand de la pharmacie, dans les murs même du château. Evidemment nous y avons passé du temps : c'était super sympa et très joliment fait.
Ensuite nous avons fait le tour du château pour en avoir un panorama avec la ville toute illuminée des décos de Noël. Ensuite, comme le soleil commençait déjà à finir sa course dans le ciel (oui, je suis poétique ce soir) et qu'il faisait quand même pas mal frette à cause du vent, nous avons pris le funiculaire pour redescendre.


Château vu de la cour intérieure, dans le musée de la pharmacie,
Château vu de l'extérieur



En bas, nous avons pu déambuler dans les vieilles rues du Marché. Ambiance très Noël dans ce grand marché qui s'étend sur plusieurs rues et places : dans les petits cabanons, des objets artisanaux, des biscuits, du pain d'épice, des saucissons, du vin chaud, du chocolat... Vraiment très très sympa.
Pour nous réchauffer un peu, nous sommes allés manger une gaufre pour le goûter, puis nous avons craqué sur un petit vin chaud servi dans une tasse à l’effigie de la ville. J'ai même pu la garder !dodo après film

Quand nous sommes rentrées après tout cela, nous étions pas mal fatiguées alors nous avons fait une soirée tranquilllou devant un film : La Grande Vadrouille (Miriam voulait découvrit un classique français!) !!

Le Marché !



Jour 2 : Samedi

Le lendemain, direction le Zoo (prononcez "zou" à l'anglaise & à la québécoise) ! Et oui, sur le campus de l'université de Heidelberg, il y a un zou ! Vous le savez, moi je kiffe les zous et les animaux, j'étais donc aux anges, à tout mitrailler : ours, grands singes, (orang-outan <3) tigres, dindes, zèbres, éléphants, alpacas etc etc. Et j'ai même découvert un mammifère que je ne connaissais pas, le binturong ! Vous connaissiez vous, le binturong ? Quand j'aurai un grand jardin, j'en aurai un, il sera ami avec mon wombat de compagnie.


Au centre, le (maintenant) fameux biturong !


Nous sommes sorties du zou assez tard et ce n'est que vers 14h que nous nous sommes enfin assises à une table de resto pour manger. Pour ma part, j'ai choisi un plat typique dont je ne me souviens absolument pas le nom (sûrement avec plein de consonnes dedans) eeeet... une bière allemande, Palmbraü ! Non mais oh, j'allais pas trois jours en Allemagne sans goûter à la bière hein ! Et sachant que la taille la plus petite c'est du 0,5 litres... heureusement qu'elle était super bonne !
Le plat que j'ai mangé (et qu'on m'a retiré avant que j'aie fini, snif!) est un plat avec des pâtes, des oignons frits et beaucoup BEAUCOUP de fromage fondu... MIAM !

Comme la veille nous avons ensuite fait une petite balade digestive. Cette fois, nous franchissons un vieux pont pour aller de l'autre côté de la rivière et monter par le "sentier des serpents" (parce que ça monte en zigzag), un sentier pleiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin d'escalier, ça fait les mollets ! Nous sommes ainsi arrivées au "chemin des philosophes", un super panorama où on voyait toute la vieille ville et le château... Dommage qu'il commençait déjà à faire noir, mes photos ne rendent pas très bien mais c'était super joli ! On l'appelle "chemin des philosophes" parce qu'apparemment, des philosophes célèbres s'y seraient promenés, et peut-être trouvé l'inspiration suprême.

Le temps de redescendre, il faisait déjà nuit (et non, je ne me suis pas cassée la figure dans les escaliers glissants, ça doit être relevé!). Nous sommes retournées au Marché où nous avons craqué pour des petites spécialités de Noël allemandes (bravo à Miriam pour ses traductions simultanées!), et nous avons refait un petit tour dans les rues de la vieille ville à la recherche de petits souvenirs. Nous sommes aussi passées dans la bibliothèque universitaire qui, elle aussi dans un vieux bâtiment, est bien PLUS CLASSE que la BU des Tanneurs ! (en même temps c'est pas difficile, je suis d'accord avec vous)





Comme la veille, nous étions bien crevées en rentrant ce soir là ! Mais la journée n'était pas terminée : après une pause bien méritée où nous avons goûté des Schneeballen, une spécialité de Heidelberg très bonne, que l'on peut trouver nature, au chocolat, à la vanille... ou au champagne par exemple (normal quoi).

Vers 21h30, nous sommes sorties de nouveau car nous étions invitée par une amie de Miriam pour faire des jeux de société. Nous avons donc repris le bus en ce samedi soir, et c'était bien marrant de constater un autre cliché allemand, véridique cette fois : les allemands boivent toujours de la bière ! Dans les deux bus que nous avons pris, presque TOUT LE MONDE avait une bouteille de bière ouverte à la main... Vous me direz, bah c'est normal, c'est samedi soir dans une ville étudiante.. mouais mouais. Tout le monde n'a pas une bière à la main dans les transports en commun le samedi soir à Tours !
N'empêche que la soirée s'est très bien passée, avec les amis de Miriam nous avons parlé (un peu) anglais et joué à des jeux cartes assez drôles.

Inutile de dire que, quand nous sommes rentrés à 2h, nous n'avons pas tardé à nous endormir.

Jour 3 : Dimanche

Dimanche, nous nous sommes levées tranquillou, avons remballés nos affaires et avons été dans une boulangerie-café très bonne où nous avons fait un petit brunch (petits pains, croissant, confitures, oeuf dur et charcuterie). J'ai fait moi-même ma commande à la serveuse, j'étais super fière !

Puis nous avons marché jusqu'à la gare, pris quelques dernières photos et la navette et... déjà nous revoilà à Mannheim. A peine le temps pour des au-revoirs et nous revoilà parties.

Que ce fût court ! Et en même temps, c'est tellement cool de voyager. Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait mes bagages, pris mon sac (celui que j'avais aux US!) et fait des heures de trajet avant d'arriver à destination ! ça fait un bien fou, cette ambiance, ça m'avait manqué. L'année dernière je faisais des nouvelles choses tout le temps, des découvertes à chaque semaine... J'ai un peur de la routine tourangelle. Mais après tout, il y a tant de choses en Europe, pourquoi se priver ?




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- Question ultra-existentielle du jour : ça veut dire quoi ça ?
- Note pseudo-philosophique du moment : On demandera à Wikipedia !
- Chanson à avoir dans la tête absolument : Musique du générique de "Secrets d'Histoire"