mercredi 6 janvier 2016

« Mind the gap between… THE BANANAAAAA »

Bonne année à tous !

Premier article de 2016… avais-je conscience, en 2012 lorsque j'ai commencé, que ce blog durerait si longtemps et serait le témoin de tant d'aventures ? Nope.


Et cette fois, « là-bas », c'est où ?

Cette fois, Ladies and Gentlemen, Welcome to London!

J'y ai passé une semaine avec mes sirènes préférées, profitant gracieusement du logement offert par Anoushapati (<3).

À présent éparpillés à divers endroits, il nous a fallu bien nous organiser. Les premiers jours de la semaine sont en fait passés très vite puisque toutes les arrivées ne se sont pas faites au même moment. Pour ma part, je débarque la première de l'avion parti de Tours et j'attends Noush et Natash dans un starbucks, histoire de bien commencer l'expérience londonienne. Je retrouve avec plaisir (à mon plus grand étonnement) les bus et la conduite à gauche tout en savourant l'accent anglais. Quand les filles arrivent, on file déposer nos affaires et direction Tesco, où nous faisons quelques courses alors que je me remémore nostalgiquement mes propres sorties aux Tescos dublinois.

Le lendemain, grande aventure : le métro ! En attendant Cassis qui n'arrive que le soir, je prends une carte Oyster et nous filons sous un soleil éclatant et un beau ciel tout bleu au British Museum, un « petit » musée incontournable que je voulais absolument faire. Et pourquoi se priver puisque les musées sont gratuits ?
Rêve de gamine, je contemple la fameuse Pierre de Rosette, que j'aurais pu déchiffrer si un certain Champollion ne m'avait pas devancée !
Tout comme le Louvre, le British Museum est du genre énoooOOOooorme et on ne peut pas tout faire en une seule fois. On a quand même réussi à passer du temps dans les sculptures égyptiennes, les amérindiens, l'Asie… et – attention, big aventure – nous avons réussi à frauder une expo temporaire en ne réalisant pas qu'on entrait par la sortie ! Comme personne ne nous a retenu, nous avons fait tout l'expo sur les celtes sans comprendre pourquoi l'ordre des objets était achronologique… jusqu'à ce que, à la « fin », après avoir remonté le temps donc, on ne tombe sur un panneau qui expliquait tout le principe de l'expo… à côté des guichets où l'on était sensées acheter nos billets ! Oups… (mais économie de 16,50 livres, si c'était à refaire, je le referai !)




Le soir, après être partie à la recherche du 221 bis Baker Street, rendez-vous à la gare St-Pancras/King's Cross où Cassis apparaît soudain dans la foule qui sort de l'Eurostar. Ni une ni deux, nous filons à King's Cross, de l'autre côté de la rue, où je réalise un autre rêve de gamine : aller sur la voie 9 3/4 ! Photo avec écharpe dans le vent oblige, l'instant n'aura pas duré longtemps mais c'est encore un truc de Potterhead que je peux cocher : done !



Jour 3 : au matin du 30 décembre, nous accueillons Ju' et ses Kev' qui arrivent de Paris. Courses à Tesco, préparation de sandwichs… il n'est pas si tard quand toute la petite bande reprend le métro direction le centre-ville pour jouer aux touristes grâce au wonderful itinéraire préparé par Noushette (<3).
La tour de Londres (qui ne ressemble pas vraiment à UNE tour) est la première étape de la balade, puis nous suivons la tamise jusqu'au fameux Tower Bridge, que nous traversons à travers vents et touristes. Arrivés versant sud, nous longeons de nouveau la Tamise dans l'autre sens (vers l'ouest), parcourant le Queen's Walk. Là, on passe au Borough Market, on s'arrête dans un petit magasin de souvenir pour prospecter, on continue vers le Shakespeare's Globe, puis on fait une pause à l'imposant (mais plutôt laid) Tate Modern (musée d'art moderne) pour soulager nos vessies et contempler la vue depuis la terrasse du 6e étage.
(Note : je répète que les musées à Londres sont gratuits, rien de tel pour les envies pipi !)



Ensuite, nous traversons le Millenium Bridge qui, le soleil commençant déjà à se coucher, offre une vue imprenable sur la ville et la cathédrale St-Paul. Alors, on s'arrête, et on prend des photos, comme tout le monde. Mais est-ce que tout le monde a eu la chance inouïe de se faire valdinguer par un gros ventre d'aristocrate qui m'a poussé hors de son passage tel un moustique un soir d'été ? [PANNEAU SARCASME]

Bref, finalement remise de l'impolitesse sans gêne de certains, nous continuons vers la cathédrale, puis vers le centre commercial, non loin de là, où nous projetons de squatter la terrasse pour le soir du nouvel an. L'ascenseur de verre nous emmène et nous nous délectons d'un « WOUHA » de surprise en arrivant : soleil couchant, vue sur le dôme de la cathédrale, du London Eye, du Cornichon… On pressent déjà que le spot sera parfait.
Avant de repartir, petite pause dans un Costa pour nous réchauffer et… voilà une longue journée qui se terminera par une soirée pizza dans la petite cuisine aux murs rayés.



31 décembre 2015 : dernier jour de l'an. Grâce à une belle organisation de « douches du soir/douches du matin » (à 8 faut s'organiser !) nous ne prenons pas trop de temps à nous préparer pour aller voir la relève de la garde à Buckingham Palace ! On est même en avance alors on en profite pour admirer sous tous les angles Big Ben et faire un petit tour dans le quartier. Arrivés devant le Palace, il y a foule et nous profitons des gens qui lèvent leurs appareils photos pour apercevoir quelque chose sur leur écran. J'avoue que je n'ai pas vu grand-chose mais, collée contre la grille à un moment donné, j'ai quand même vu quelques gardes avec leurs grands chapeaux et leur épée sur le côté. Not so bad!

Nous continuons ensuite la route vers Trafalgar Square, où l'on mange un bout avant d'aller pisser à la National Gallery (rappelez-vous du bon plan des musées gratuits, rappelez-vous !). Pour ma part, je serais bien restée visiter, mais il n'y a pas de temps à perdre : si on veut cuisiner pour le réveillon et assister au feu d'artifice, faut pas traîner ! Je craque quand même sur un cache-oreille London dans une boutique souvenir sur le chemin : je sais que ce sera utile ce soir.

De retour à la maison, on se met lentement – mais sûrement – à préparer des toasts en écoutant de la musique qui met du pep's. Et tadaaaaaa ! C'est l'heure de manger et d'ouvrir le Champ' !
Mais la soirée n'est pas finie : après quelques séances photo et de bonnes tranches de rigolade, nous revoilà dehors. Heureusement, et contrairement à la veille, il ne pleut pas. Arrivés de nouveau au centre commercial où se trouve la terrasse, on nous met un tampon sur le bras et on nous dit « revenez à 23h, on ouvre à 23h ».
Bon. Il est 21h30, que fait-on ? Et bien voilà qu'on se balade, London by night : la City, le Monument (référence au grand feu de 1666), Leadenhall Market… et, miracle de Noël du Nouvel An, alors qu'on s'approche d'une cabine téléphonique rouge, un photographe apparaît de nulle part et accepte de nous prendre en photo devant, avant de disparaître aussi vite qu'il était venu… A-t-on eu le temps de lui dire merci au moins ? Mec, si tu me lis, CI-MER !



Puis vient l'heure du feu. Au centre commercial, une queue d'impatients a déjà commencé. C'est drôle : que des français ! Nous nous amusons à observer les gens qui, comme nous, ont passé quelques heures dehors et sont vêtus chaudement, avec des grosses chaussures et souvent, des sacs à dos, en comparaison avec ceux qui arrivent pour une soirée privée dans la boîte à côté de la terrasse. Talons de 3 mètres (j'exagère à peine), robes ne couvrant que 2 % de la peau (à peine vous dis-je, à peine), costards et doudounes poilues à foison… Que du beau monde !

Puis tadaaaaa, ils commencent à faire entrer les « comme nous ». Là-haut, le tapis rouge est sorti, la musique tambourine nos tympans et quelques richous se font déjà ièch dans leur soirée privée (ça se voit à leur manière de tapoter leur portable dernier cri, tous les uns près des autres mais si seuls chacun dans leur coin). On se précipite pour réserver nos places au meilleur spot du meilleur spot pour voir le spectacle et… on attend. Loooongtemps. Et ça grelotte, ça chantonne, ça sautille et heureusement : ça rigole bien ! (j'ai failli assassiner un mec qui fumait juste derrière nous maiiiiiiiis ça va, j'ai été calmer mes nerfs en jouant à la marelle imaginaire de l'autre côté de la terrasse).
Je suis contente de voir que la terrasse ne se remplit pas trop malgré le monde qui semblait attendre derrière nous : les mesures de sécurité doivent être prises au sérieux (j'avoue que je me serais sentie mal en nous sachant au-dessus vide avec une énorme population autour de nous).
Et voilà que… 3, 2, 1… BONNE ANNÉEEEEEE !!! Le spectacle commence. Pendant un instant, c'est comme si les toits de Londres s'illuminent de couleurs et d'étoiles : le feu est tiré du London Eye (la grande roue), mais partout autour de nous des feux sont lancés, on n'a pas assez d'yeux pour tout regarder ! Et voilà que, déjà (15 petites minutes quand même), c'est fini. Euh, déjà ? Et bah, heureusement que c'était beau et qu'on a bien rigolé, hein !



Le plus dur maintenant, c'est de sortir de là le plus rapidement possible sans se perdre. On a bien sûr attendu longtemps notre tour dans l'ascenseur, et le groupe a été scindé en deux. Entre l'invasion de français, les anglais qui hurlent qu'ils veulent pisser et une bataille apparemment mémorable agrémenté d'une blonde hurlant « FUCK HIM FUCK HIM » de rage, nous avons fini par nous en sortir. Et de rentrer à la maison par un métro bondé (mais gratuit) pour boire une dernière tasse de thé avant d'aller nous coucher.

Premier jour de 2016. On se réveille doucement, on se prépare sans se presser. Programme de la journée : manger ! Premier arrêt à midi dans un pub. Puis, après un petit tour par Covent Garden et Leicester Park, tea time! Personne n'a vraiment faim pour un vrai tea time, mais chacun goûte un petit quelque chose histoire de dire. Puis de nouveau, bravant le froid : Chinatown, Soho, Picadilly Circus, tout plein de jolies rues illuminées aux couleurs des fêtes… Et de nouveau un pub pour dîner.
Tout se passait bien jusqu'à ce que je me fasse arnaquer : demandant de l'eau, le serveur m'apporte une bouteille en verre au lieu d'eau du robinet (top water, à retenir !) qui me coûtera… 3,20 livres ! Au moment de payer, môssieur a même râlé parce qu'il n'y avait pas assez de pourboire (obligatoire selon lui, comme au Canada). On a donc remué le fond de nos porte-monnaie pour lui donner le nombre tout pile qui était suggéré sur l'addition et nous sommes partis, mornes et fauchés.
Heureusement, un petit hurluberlu nous a redonné le moral : alors que nous cherchions un bus pour rentrer, un homme que je qualifierai d'excentrique, avec de grosses enceintes et une guitare électrique, a mis à fond les ballons la chanson « The Final Countdown », en plein milieu de la rue. Nous voilà donc partis à chanter et à danser devant tout le monde, malgré froid, fatigue et restes de dépit du restaurant.



Il est finalement bien tard quand on rentre et il vaut mieux ne pas trop veiller : demain (très très très) tôt, quatre d'entre nous doivent se lever pour rentrer en France. Faisant partie des personnes sensées qui prennent toujours des trajets les plus accommodants possible, je dis au-revoir aux lèves-tôt et, surprise ! On me donne en avance mon cadeau d'anniversaire, acheté sous mes yeux à Covent Garden sans que je remarque quoique ce soit (les Mermaids ont trop géré) !

02/01/16. La maison semble vide maintenant que l'effectif est réduit de moitié. Est-ce que les trois derniers jours sont vraiment arrivés ? C'est passé tellement vite et pourtant, nous avions déjà pris nos petites habitudes, comme si nous faisions cela depuis des semaines.
Profitant d'un ciel pas trop gris, nous allons nous promener dans un parc près de la maison avant de revenir manger tous les restes laissés dans le frigo (ralala, je le savais qu'on avait pas besoin de tout ce poulet au moment de faire les courses ! I knew it!). Mais déjà (mais où passe le temps, bordélum ?), il faut raccompagner Cassis à la gare, et nous refaisons le chemin jusqu'à St-Pancras. Malgré la pluie qui pleuviote sur nos têtes frisées, Noush et moi nous rendons à Camden Town, un joyeux petit quartier à l'atmosphère marché aux puces, à la fois cute et what-the-fuckuesque (bref, tout ce que j'aime !).

Dimanche.
La maison est vraiment vide. Il ne reste que moi en « intrus », avec Noush et Cici (sorry Cici). Il pleut. Parfait pour une journée au musée ! Après la confection de sandwichs avec les restes des restes du frigo, nous voilà partis au Museum d'Histoire Naturelle !
Avant même d'entrer, je tombe instantanément amoureuse du bâtiment (lui ne me fera aucune déclaration, snif). On a le temps de l'observer de l'extérieur vu qu'on fait la queue pendant vingt minutes avant de pouvoir y pénétrer. Et lorsque enfin on y parvient… BIM, Poudlard !
Enfin, Poudlard avec un dino dans le hall et des singes sculptés dans les poteaux, mais Poudlard quand même ! Mes petits yeux sont à la recherche du moindre détail décoratif, je veux tout voir… Mission impossible évidemment. Après la salle sur les dinosaures, on descend aux tables de pique-nique (comprenez : lieu où ils mettent les scolaires en visite) pour gloutonner nos sandwichs, puis nous allons voire les mammifères, la salle au trésor, le centre de la terre… Et, à regarder la carte de plus près, on a à peine fait le tiers de tout ce qu'il y a ici ! Et pourtant, c'est déjà l'heure de la fermeture. Et du dernier voyage en métro. Et de la dernière soirée.



Lundi. Bus. Avion. Atchoum. (ah oui, lundi je me suis réveillée plus enrhumée que jamais. Un signe contre mon départ ?)
Cette semaine sera passée bien vite, et en même temps nous avons réussi à faire énormément de choses. J'ai hâte de connaître et de préparer notre prochaine destination de Mermaids, mais en attendant, que retenir de Londres ?
Le métro, surtout celui dont les parois déforment les corps ;
Le « Mind the gap between the train and the platform », qui reste encore plus dans la tête qu'un tube d'Europe ;
Les lumières de la ville pour les fêtes ;
La pluie, le froid ;
Les pipis aux musées ;
Les statues ;


Mais surtout : les fous-rires.
<3

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- Question ultra-existentielle du jour : Il est où le point fixe ?
- Note pseudo-philosophique du moment : Si le feu est rouge c'est qu'il y a une raison...
- Chanson à avoir dans la tête absolument : The Final Countdown - Europe

samedi 14 novembre 2015

For Paris

Pray for Paris, they said
But I'm not a prayer
I wouldn't know how to do
I wouldn't know who to call

Peace for Paris, they said
But again, the nightmare
I just want to stay safe
I just want to stay strong

Je suis touchée, mais je ne suis pas brisée
Je suis Charlie, je suis Paris
Je suis bleu
Je suis blanc
Je suis rouge

Je suis choquée, mais je ne suis pas seule
Je suis toutes les cultures, je suis l'humanité
Je suis Liberté
Je suis Égalité
Je suis Fraternité

Je suis fière, et je garde la tête haute
Je suis Solidarité, je suis Laïcité
Je suis Marianne, je suis France
Et je dis non à la terreur.


13 novembre 2015

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jeudi 5 novembre 2015

Dublin : fin et bilan

Hi!

Voici officiellement le dernier article à propos de mon aventure irlandaise. Je suis rentrée en France depuis trois jours, et j'ai quelque réflexes à retrouver : la conduite à droite, les bus à un seul étage, les passages piétons sans bouton pour demander à traverser... et tous ces français qui parlent français autour de moi !
Aujourd'hui j'ai été en ville et j'ai failli dire "sorry" ou "thanks" à plusieurs personnes. J'imagine que c'était inévitable - on se souvient encore des expressions québécoises qui ont eu du mal à me quitter à mon retour de Montréal (euuuuuh......... en fait ELLES SONT TOUJOURS LA, ELLES NE M'ONT PAS QUITTEES !!)

Bref. Je vais quand même vous raconter mes derniers jours, sinon c'est pas drôle.
Après mon petit week-end à Cork et le lundi férié, la semaine est passée à une vitesse folle. Au travail, j'ai dû trier et expliquer le plus clairement possible tout ce que j'ai fait, et où j'en suis, pour que d'autres reprennent le flambeau après mon départ. C'est assez étrange, je ne réalisais que c'étaient mes derniers jours, mais je sentais que quelque chose était différent, finissant.
Le jeudi, ma tutrice de stage et plusieurs autres collègues m'ont emmenée dans un très bon resto italien, avec buffet et... le dessert le plus SUGARFUL (vivi, ce mot existe...à partir de maintenant) que j'aie jamais mangé : PIZZA CHOCOLAT-MARSHMALLOW. Oh My Weasley, c'était follement délicieux, chaud et fondant, coloré et plein de calories !
Mais jeudi, c'était surtout mon avant-dernier jour, et je n'ai pas réalisé, en partant, que beaucoup de mes collègues travaillent de chez eux le vendredi... je n'allais donc pas les revoir. Donc vendredi, il n'y avait qu'un petit groupe pour déguster avec moi les croissants et pains au chocolat que j'avais ramenés. Mais en réalité, ce n'est pas plus mal : j'ai été pas mal émue toute la journée et c'était complètement grillé que j'étais au bord des larmes en fin d'aprem, quand tous mes collègues partaient en passant devant mon bureau en disant "Bah, t'es encore là ?? mais tu peux partir, tu sais !" Je sais, je sais... Mais c'était pas si facile, et je voulais absolument finir ce que j'étais en train de faire (ce qui n'est pas arrivé). La dernière collègue encore là a alors proposé de me ramener en voiture et nous sommes parties toutes les deux... alors qu'il n'y avait plus personne d'autre dans le bâtiment, ce qui a été chanceux car ça m'a empêché d'exploser mon torrent de larmes devant tout le monde.
C'est fou d'être aussi sensible, soudain, mais quand tout se passe bien et que c'est la fin, c'est toujours triste. Mon dernier jour au boulot, ça représentait la fin de mon séjour en Irlande, et je m'y plaisais bien en Irlande ! et ce départ me rappelait mon retour du Canada, et je crois que tout s'est mélangé dans ma tête, les souvenirs et les émotions. J'aime pas les au-revoirs.






Pour mon dernier samedi, j'ai décidé d'aller arpenter le centre-ville.
Il y avait encore un musée que je voulais faire et qui est gratuit : la Hugh Lane Gallery, une galerie de tableaux bien plus grande et fournie que la National Gallery (à mon sens en tout cas !). J'ai beaucoup aimé, et je suis contente d'avoir pris le temps pour la faire pour mon "last museum".
Il y en a plein d'autres que je n'ai pas fait, évidemment, mais éh! faut bien se laisser des choses pour une prochaine fois, n'est-ce pas ?

J'ai passé le reste de l'après-midi à déambuler dans les rues que je connais maintenant très bien, m'arrêtant dans des Carroll's pour les ultimes souvenirs-kitsch et des librairies à la recherche de Harry Potter agus an Orchloch. C'était assez drôle car, jour d'Halloween, de nombreuses personnes (mais surtout des enfants) étaient déguisés. Je suis restée en ville jusqu'à la nuit, exprès pour voir le soleil se coucher sur la Liffey...


(je saiiiiis, c'est mille fois le même pont, je vous jure j'en connais d'autres à Dublin,
mais ce sont les seules photos potables que peut prendre mon portable...)


Le lendemain, un challenge difficile m'attendait : faire la valise et nettoyer la chambre ! Et bien c'est un miracle : j'ai réussi à tout faire tenir !! enfin, presque... J'avoue que j'ai dû m'envoyer 2-3 trucs par la Poste car je n'avais plus de place nulle part... Le soir, après une dernière petite Guinness avec mes colocs, j'ai passé ma dernière nuit à Dublin.
J'ai réussi à me transporter jusqu'à l'aéroport sans rien perdre, bien en avance, et sans mourir écrasée par mes sacs. Je suis montée dans l'avion et... et ça s'est fini.

J'aimerais tellement avoir les mots pour décrire parfaitement ce que j'ai ressenti de la culture irlandaise, même si 3 mois ne sont sûrement pas suffisant pour tout comprendre.
J'ai adoré l'ambiance, dans toutes les villes que j'ai visité. J'ai adoré apprendre l'histoire de l'île. J'ai adoré le côté friendly et souriant des gens. J'ai adoré la musique, les yeux bleus, l'accent, et même les BUS ! haha, nan, faut ptêtre pas pousser mémé dans les orties.

Et les sandwich irlandais. (waho, ça pèterait grave en titre de roman ! I totally should write a novel about it!)
Mine de rien, on y pense jamais. C'est le genre de détails culturels qui ne nous effleure même pas le cervelet, et pourtant...
Manger, c'est important (jusque là, je ne vous apprends rien). Manger à la française, c'est tout une histoire : je m'en suis rendue compte en observant mes collègues, mes colocs, en lisant et en corrigeant des choses pour des manuels. Par exemple, dans l'esprit d'un français lambda (oui, là je vais faire des généralisations, sorry mais c'est culturel, j'y peux rien !), on n'associe pas "cuisiner" et "sandwich". Un sandwich est un truc rapide et souvent très simple, mangé sur le pouce par faute de temps, salement avec les doigts. Le sandwich est personnel et le pain est le plus souvent de deux natures : baguette ou pain de mie. Un français ne dirait jamais : "j'ai fait la cuisine hier avec ma famille, on a fait des sandwichs". Bougre de bougre, quand un français dit qu'il fait la cuisine, c'est au moins pour un bœuf bourguignon (ou des pâtes carbo, ou de la purée mousseline... mais pas des sandwichs !) !!!
Le sandwich irlandais est varié, cuisiné. De nombreux ingrédients agrémentent le pain (de mie, mais eux ne font pas vraiment la différence) et le sandwich est mangé dans une assiette, avec couteau-fourchette, tranquillement, à table comme n'importe quel autre plat, seul ou à plusieurs. Le sandwich irlandais peut contenir de la viande qui vient d'être cuite, des crudités, de la salade, des condiments... Mais vous me direz "bah les nôtres aussi ils ont tout ça !" Mais non, c'est pas pareil. Ce n'est pas le même esprit. Je vous jure. J'ai vu plusieurs personnes le faire.
En fait, ça me rappelle un peu la manière d'aborder le sandwich au Québec, en faisant des "sous-marins" pour toute la famille par exemple. Donc conclusion : ce sont les français qui sont zarbs about it!

Yes. This is a totally random picture of Harry Potter's artefacts. Don't you see that everything is related ?


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- Question ultra-existentielle du jour : What's the French for... ?
- Note pseudo-philosophique du moment : Il faisait beau en partant, il a fait beau en arrivant. Tout va bien, j'attends la suite.
- Chanson à avoir dans la tête absolument : Hozier - Take me to Church

jeudi 29 octobre 2015

I don't fear the rain! (and the rain really really doesn't care about me...)

Sláinte!

C'est en comptant les jours avant mon retour sur les terres franchouillardes que je rédige cet article - probablement le dernier que j'aurai le temps d'écrire en Irlande, mal assise sur mon vieux matelas cabossé, mon pauvre petit Champollion agonisant sur mes genoux. Mais il fallait bien que je vous raconte mon dernier week-end à Cork !

Cork faisait partie des endroits que je voulais absolument visiter pendant mon séjour irlandais, et ça fait plusieurs week-ends que j'essaie d'organiser ça. Mais entre la fois où le trottoir a essayé de m'assassiner, les diverses visites et mon incurable flemme, je n'avais pas pris le temps ! Profitant de ce que lundi 26 était Bank Holiday (jour férié), j'ai donc sauté sur l'occasion...

Samedi, c'est sous une belle averse que j'ai de nouveau pris le car. Après trois heures passées à regarder le ciel s'éclaircir et à m'émerveiller devant les champs de moutons, j'arrive dans le centre de Cork où il y a pas mal d'animation : en effet, ce week-end est le Jazz Festival ! Sans faire exprès, je me suis retrouvée en ville au meilleur moment de l'année (d'après les ouï-dires) ! Music everywhere, sunshine over the river Lee... j'ai une très bonne première impression de la ville !




Cela va vous étonner mais pour une fois, j'étais plutôt bien organisée : j'avais enregistré des petites étoiles sur la carte sur GoogleMaps de ma Taby de tous les endroits que je voulais voir, et je me suis donc dirigée d'un bon pas vers la Crawford Art Gallery, un musée d'art (qui fut aussi une école d'art si j'ai bien compris) renfermant les collections d'un certain M. Crawford, entre autres. Le bâtiment en lui-même est assez joli, même s'il a été impossible de prendre uone photo convenable car de nombreux stands étaient installés devant à cause du festival. J'ai beaucoup aimé l'intérieur du musée : une belle petite collection de sculptures, de peintures et d'artefacts d'à partir du 18e, ainsi qu'une expo temporaire sur The Language of Dreams, avec pas mal d’œuvres surréalistes que j'ai beaucoup aimées ! (oui j'ai craqué j'ai acheté le catalogue de l'expo à la sortie... mais en plus les messieurs du magasin étaient gentil, il y en a un qui m'a ramené dans une salle pour m'expliquer des tableaux !!)

Après la gallerie, je me suis bien baladée dans les rues du (petit) centre-ville, où j'ai pu profiter du festival, j'ai traversé (rapidement car c'était bondé) le English Market (un célèbre marché couvert) et croisé des MILLIARDS de français (sans exagérer).
J'ai ensuite rejoint mon hôte couchsurfeur en ville, et il m'a emmené à la St Anne Church où on peut faire sonner les cloches de Shandon, se prendre pour Quasimodo et monter tout en haut de la tour pour avoir une jolie vue de la ville.




Le soir, nous avons profité du festival : il y avait de la music live absolument partout, tous les pubs étaient bondés ! on en a quand même faits quelques uns pour écouter la musique, avant de réussir à en trouver un pas trop bruyant où on a pu papoter devant une bière (j'ai pris une Murphy, l'équivalent/concurrent à Cork de la Guinness !). C'était bien l'fun comme petite soirée, on a même croisé un groupe d'étudiants français que mon hôte connaissait, et avec qui j'ai longuement parlé de fromage et autres spécialités françaises dont tout expatrié manque cruellement.


Le lendemain, mon hôte a bien voulu m'accompagner à Blarney Castle, un petit château connu pour sa "pierre d'éloquence", à quelques kilomètres de la ville. Dans le bus qui nous y amenait, on s'est tapé la discut' avec deux chinois, avec qui on a fini par passer la journée !




Le château est très fun à visiter : c'est une tour pleine d'escaliers en colimaçons et de passages secrets (bon, ok, pas si secrets, mais j'ai beaucoup d'imagination !). Le top du top, c'est évidemment le sommet de la tour, offrant un joli panorama du paysage automnal et.... [ATTENTION SPOILER ÂMES SENSIBLES CONCERNANT L’HYGIÈNE] la fameuse pierre d'éloquence qu'il te faut embrasser pour devenir un roi/une reine de la tchatche ! Pour cela, tu dois te pencher en arrière et faire un bisou sur une pierre au-dessus du vide (mais ya un monsieur qui te tient quand même). Évidemment, je l'ai fait : et je dois dire que ça passe tellement vite que t'as pas trop le temps de réaliser. Même si le goût de pierre humide reste plusieurs minutes sur les lèvres...




Le truc très cool de ce château, c'est aussi tout le parc qui l'entoure : notre petite bande de quatre joyeux lurons s'est ensuite promenée à la recherche de lacs, plantes empoisonnées, cascades, cuisines de sorcières et cercles de dolmen. Le tout avec toutes les feuilles oranges et rouges de l'automne c'était trop top-méga-beautiful. En plus il n'a pas (beaucoup) plu, bien que le ciel ait été gris menaçant toute la journée.




Après la visite, de retour à Cork, nous nous sommes arrêtés dans un genre de dinner parce que les gars avaient envie de hamburger (moi j'ai pris un scone avec de la confiture, scusez, c'était l'heure du goûter quoi !), puis nous nous sommes séparés. Avec mon hôte, nous avons pris le chemin de University College Cork : tout comme Trinity à Dublin, c'est une vieille et superbe université (qui rappelle Poudlard) dans laquelle on entre comme dans un moulin, même un dimanche soir. Mon hôte l'avait déjà fait plusieurs fois alors il m'a laissé vagabonder à mon aise en m'attendant dans un coin, et pour ma part je me suis éclatée : certains bâtiment et escaliers m'ont rappelé l'Université de Montréal et j'étais toute émue en me disant que "bon-sang-de-bonsoir, ça y est je ne suis plus étudiante ! je n'aurais plus JAMAIS l'occasion d'étudier dans un tel lieu... bon sauf si je craque et que je reprends des études EXPRÈS à l'étranger..."
Et puis, au hasard de mes pas, j'ai trouvé une porte ouverte. Je suis évidemment entrée et... je me suis retrouvée dans un couloir en pierre type Poudlard, sombre et mal éclairé, au bout duquel SANS DÉCONNER, il y avait un groupe de détraqueurs !!!!! Je me suis approchée en pensant très fort à des moments joyeux (et à quelle forme prendrait mon patronus) et j'ai réalisé que c'étaient des statues de... bah je sais pas trop, donc pour moi ce sont, et resteront des Détraqueurs ! Après ma petite découverte, j'ai rebroussé chemin pour explorer l'autre côté du couloir... et là, nouveau choc émotionnel : sous un éclairage mystérieux se trouvaient alignées des dizaines de grosses pierres gravées de Ogam, ce système d'écriture ancien sous forme de ligne verticale barrée de petits traits, trop-cool et fascinant pour la passionnée d'écritures anciennes que je suis !

Abiamce génialement mystérieuse...



Ces petites découvertes sont peut-être très connues des étudiants de Cork, mais pour moi qui ne m'y attendait absolument pas, ça été vraiment génial, la cerise sur le gâteau de cette très bonne journée.

Le lendemain, je ne voulais pas quitter Cork trop tard pour avoir le temps de faire 2-3 trucs en rentrant à Dublin. Mais de toute façon, il pleuvait tellement que je n'aurais pas pu profiter d'autres visites. De chez mon hôte à la gare routière (environ 20-30 minutes de marche), je me suis prise une belle saucée et cela m'a confortée dans mon idée que j'avais fait le tour de ce que je voulais voir à Cork. C'était une chouette ville, mais j'ai été surprise par la petite taille du centre-ville, alors que la ville en elle-même semble plus grosse que Dublin ! Mais je suis bien contente d'y avoir fait ma dernière escapade en terres irlandaises.

Le trajet du retour a passé très vite car j'ai dormi presque tout du long ! Mais de retour à Dublin... il pleuvait.

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- Question ultra-existentielle du jour : Where are the waterfalls?
- Note pseudo-philosophique du moment : J'ai vu plus de moutons en 3 mois qu'en 23 ans d'existence. C'est mignon un mouton.
- Chanson à avoir dans la tête absolument : Le bossu de Notre-Dame - Rien qu'un jour

vendredi 23 octobre 2015

Little news from a little emerald island

Helloooooo!

Eh bah, j'ai l'impression de ne pas avoir écrit depuis des millénaires ! (non, juste trois semaines - j'ai un peu tendance à exagérer, vous avez remarqué ?)

Qu'ai-je donc bien pu faire depuis trois longues semaines ?

Je suis allée au Irish Museum of Modern Art. J'y avais déjà fait un tit tour, vous vous souvenez ? Les ascenseurs avaient refusé de fonctionner. Ce coup-ci je n'ai pas attendu le dernier moment et j'ai pu faire toute l'expo What we call love - from surrealism to now, qui était une expo assez intéressante sur la représentation de l'amour quotidien dans l'art. Je ne peux pas dire que j'y connais grand chose en art moderne, mais ça m'a paru très correct comme expo, avec différentes choses et une mise en scène plutôt cool, mais l'utilisation d'écran, d'effets sonores et visuels, quelques grands noms... et puis, bon, c'est gratuit donc c'est forcément cool.
Le bâtiment est un ancien hôpital construit au 17e siècle d'après ce que j'ai compris, et rien que ça, ça vaut le coup d’œil ! Les jardins à côté sont très sympas aussi, dans le style labyrinthe ultra symétrique d'où pourrait surgir un lapin en retard-très-en-retard.

Je suis aussi allée, avec Cécile venue en visite, à la Science Gallery de Trinity College. Ce fut court mais assez fun : l'expo du moment est sur le Secret, dans le sens vie privée à l'heure des technologie et du partage incessant des données. On a appris à crocheter une serrure et espionner les Tweets !


Castletown !


J'ai eu aussi soudain très envie de château (ya des jours comme ça). Je suis donc allée à Castletown, à quelques kilomètres à l'ouest de Dublin (pas très loin de Maynooth, dont je parlais dans mon précédent article, en fait). Là, j'ai cru mettre les pieds tout droit dans un roman de Jane Austen : construit dans les années 1720, cette imposante demeure fait partie des bâtiments de l'Office of Public Work (OPW), l'organisation qui, si j'ai bien compris, s'occupe de pas mal de sites culturels et touristiques d'Irlande. J'ai fait la visite en petit comité (on était 3 + la guide), ce qui était très sympa ! L'intérieur est vraiment beau, j'avoue avoir été impressionnée (et j'en suis pas à mon premier château). Par exemple, c'est la première fois que je voyais une "Print Room" d'époque : la maîtresse de maison d'époque a décidé de coller sur les murs (vraiment du sol au plafond, on fait pas les choses à moitié ici !) des feuilles imprimées de gravures, portraits... En mode posters quoi ! un vrai délice pour la fan d'histoire de l'imprimerie que je suis.
J'avoue, j'ai craqué et j'ai acheté un petit bouquin avec l'histoire du château et des jolies photos avant de sortir. En plus de ça, il y a une cafèt dans les anciennes cuisines : boire une soupe-maison là, ça a son petit charme ! Et qui dit big château dit... big jardin ! Avec les feuilles d'automne, le ciel bleu dégagé et l'herbe bien verte, c'était vraiment tout cute.
Bref, encore une bonne journée à découvrir l'Irlande tout en me reposant les yeux et l'esprit !

Dans les nouvelles visites, citons également Dublin Castle, the Writer Museum, l'extérieur de King's Inn (encore une imposante bâtisse en plein cœur de Dublin avec un petit jardin, et qui abrite une école de droit si j'en crois Google), un ciné avec Julia venue en visite, la boutique Disney (deux fois : l'une avec Cécile, l'autre avec Hermanito-chéri-Chou et Mum-Mum)...
Comme vous voyez, il y a toujours quelque chose à faire icitte, même au cours de week-ends "tranquilles" !


Intérieur du château de Dublin : salle du trône et salle de réception



Ah si, information importante : le trottoir a essayé de m'assassiner. Il a creusé un trou sur mon passage et au moment où je m'y attendais le moins, PAF! Crêpe-Dédé sur le bêton. Mon genou s'en souvient encore.

Au boulot sinon, tout va toujours très bien (comment pourrait-il en être autrement ?). J'ai assisté au tournage (et joué dedans, mais ça je suis pas sûre de pouvoir m'en vanter) de vidéos accompagnant le manuel sur lequel je bosse, avec une vraie équipe de pros. C'était donc super intéressant de voir comment on fait pour faire de vrais films, et je comprends bien, au nombre de prises qu'on a dû refaire à cause de nuisances sonores extérieures, que certains films mettent des mois et des mois à être tournés !

Je n'arrive pas vraiment à croire que dans 10 jours, c'est fini... il me reste tant de choses à vous raconter ! Il faut que je vous décrive les quartiers aux noms si fun (mon bus passe par des endroits tels que Dolphins, Robin Hood, et autres curiosités au nom imprononçable), il faut que je vous raconte mes découvertes linguistiques, que ce soit en anglais ou en gaélique, il faut que je vous raconte mon désarroi quand je me suis rendue compte qu'il n'y avait pas de rayon BD dans les librairies, il faut que je fasse un exposé complet, voire un roman, sur la BOUFFE et la manière de manger ici, notamment les sandwichs... Oui, rappelez-moi de vous parler des sandwichs.


La première image est la vue que j'ai de mon arrêt de bus quand j'attends le bus du centre-ville pour rentrer chez moi (c'est le Parlement je crois, juste à côté de Trinity College !)
La deuxième image est l'intérieur du centre-commercial entre St-Stephen Green et Grafton's street !



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- Question ultra-existentielle du jour : si je vole du thé au boulot, ça va se voir ?
- Note pseudo-philosophique du moment : il faut que je relise les Harry Potter.
- Chanson à avoir dans la tête absolument : Keywest - Anywhere But Here (ne vous fiez pas au titre, les affiches de ce groupe sont partout où mon bus passe, je ne connaissais donc pas mais j'ai bien dû aller écouter ça !)